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L'effet Fréchette propulse la CAQ de 9 à 22 % dans les sondages à trois mois des élections

L'effet Fréchette propulse la CAQ de 9 à 22 % dans les sondages à trois mois des élections

Un nouveau sondage Léger révèle que la Coalition Avenir Québec a bondi de 5 points pour atteindre 22 % des intentions de vote depuis l'arrivée de Christine Fréchette, alors que le parti était donné mort à 9 % sous François Legault.

Depuis que Christine Fréchette a pris les rênes de la Coalition Avenir Québec en remplacement de François Legault, le parti connaît une remontée spectaculaire dans les sondages. Selon la plus récente enquête Léger réalisée pour le Journal de Montréal et Québécor, la CAQ se situe désormais à 22 % des intentions de vote, en hausse de 5 points. Un revirement remarquable quand on se rappelle que le parti végétait autour de 9 à 10 % sous l'ancien premier ministre, avec la perspective très réelle de ne remporter aucun siège à l'Assemblée nationale lors du prochain scrutin.

Le Parti Québécois et le Parti libéral du Québec demeurent en tête des intentions de vote, mais l'écart se resserre considérablement avec la CAQ. Du côté du vote francophone, le PQ conserve une avance confortable, mais la CAQ y progresse également de 5 points, signe que Fréchette réussit à reconquérir une partie de l'électorat nationaliste qui avait déserté le parti. Le Parti conservateur du Québec d'Éric Duhaime, quant à lui, accuse un recul de 3 points pour s'établir à 11 %, tandis que Québec solidaire stagne en cinquième position, incapable de percer au-delà de sa base montréalaise.

La question qui anime désormais les analystes politiques est de savoir si cette remontée constitue un véritable mouvement de fond ou simplement un effet de nouveauté lié à l'arrivée d'une nouvelle cheffe. À environ trois mois des prochaines élections provinciales, Christine Fréchette dispose d'un temps limité pour transformer cet élan en gains concrets sur le terrain. Les observateurs soulignent que la nouvelle première ministre du Québec devra rapidement se distinguer par des propositions concrètes et une vision claire pour le Québec si elle veut consolider ces appuis et éviter que l'enthousiasme initial ne retombe.

Par ailleurs, sur la scène fédérale, le premier ministre Mark Carney a rencontré le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, pour discuter de projets d'infrastructure nationaux. Plus d'une vingtaine de projets ont été mis sur la table, dont le tiers provient de la Colombie-Britannique. Cette rencontre s'inscrit dans la volonté d'Ottawa de relancer les investissements en infrastructure à travers le pays, un dossier qui pourrait également avoir des répercussions sur la campagne électorale québécoise, alors que les partis provinciaux cherchent à se positionner sur les enjeux économiques et les relations fédérales-provinciales.

Sources

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