La Suisse peut nourrir des regrets après son entrée en lice à la Coupe du Monde. Largement dominatrice face au Qatar, l'équipe nationale n'a pas su faire le break contre l'adversaire le plus abordable de son groupe et a finalement été tenue en échec sur le score de 1-1. La Nati a payé son manque d'efficacité, encaissant l'égalisation dans les arrêts de jeu d'un match qu'elle avait pourtant contrôlé.
Tout avait pourtant bien commencé pour les Suisses, qui ont dominé leur adversaire et se sont présentés à plusieurs reprises dans la surface qatarie. L'ouverture du score est intervenue avant le quart d'heure de jeu, autour de la seizième minute. Sur l'action, Denis Zakaria trouve Breel Embolo en point d'appui dans la surface, dont la remise pour Remo Freuler est parfaite, mais ce dernier est fauché par le gardien adverse.
L'arbitre désigne logiquement le point de penalty, et c'est Breel Embolo qui se charge de la sentence pour donner l'avantage à la Suisse, 1-0. La sélection helvétique pouvait alors souffler, mais la suite de la rencontre a montré ses limites. Manquant de tranchant offensivement, les Suisses ont buté sur un gardien qatari solide et n'ont jamais réussi à se mettre définitivement à l'abri.
Ce résultat est venu confirmer les propos du capitaine Granit Xhaka, qui avait critiqué l'implication de l'équipe quelques jours plus tôt. Sur le terrain, le constat a été partagé par les joueurs eux-mêmes. Selon eux, il a manqué de la justesse devant le but et le fait de ne pas avoir su finir le travail laisse un goût amer, tant la qualification d'un point pouvait sembler à portée.
La frustration s'est aussi lue chez le sélectionneur Murat Yakin, d'habitude très calme au bord du terrain. Pour ce premier match, le technicien avait choisi d'aligner une équipe expérimentale, un pari que le résultat final n'a pas récompensé. Les changements opérés en fin de rencontre ont également été pointés du doigt, tout comme une certaine suffisance qui a conduit à sous-estimer cette équipe du Qatar.
Malgré la déception, il ne s'agit pas d'une défaite mais bien d'un match nul, et la Suisse reste considérée comme favorite pour terminer en tête de son groupe. Les observateurs rappellent qu'à l'Euro 2021, l'équipe ne comptait qu'un point après deux matchs, ce qui ne l'avait pas empêchée de se qualifier puis d'éliminer la France. La réponse est attendue dès jeudi, face à la Bosnie.
L'engouement était bien présent du côté des supporters. Ils étaient près d'un millier réunis dans la fanzone de Fully, en Valais, quelques minutes avant le coup d'envoi, affichant des pronostics sans équivoque en faveur de la Suisse. Après l'ouverture du score sur penalty, l'espoir d'une victoire et d'un long parcours dans le tournoi avait grandi, avant que les visages ne se crispent en seconde période à mesure que le chronomètre tournait.
