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Incendie d'Almería: 13 morts, une Française portée disparue

Incendie d'Almería: 13 morts, une Française portée disparue

Le bilan de l'incendie meurtrier qui a ravagé la province d'Almería, en Andalousie, s'est alourdi à 13 morts dans la soirée de dimanche. Le feu, désormais stabilisé, a parcouru 7000 hectares, et les habitants évacués, parmi lesquels plusieurs touristes étrangers, ont pu regagner leur domicile. Une Française est toutefois portée disparue: son mari, Jérôme Navarro, reste sans nouvelles de son épouse depuis qu'ils ont tenté de fuir les flammes. Comme d'autres familles de victimes, il affirme n'avoir reçu aucun ordre d'évacuation de la part des autorités locales, une accusation que l'on retrouve aussi chez des Français installés à Los Gallardos. Les autorités andalouses se justifient en expliquant avoir voulu éviter un mouvement de panique, les consignes ayant varié selon les secteurs, entre évacuation et confinement. L'accès aux villages les plus sinistrés reste bouclé.

Le bilan de l'incendie qui a ravagé la province d'Almería, en Andalousie, ne cesse de s'alourdir. Dans la soirée de dimanche, les autorités ont fait état de 13 morts, faisant de ce feu l'un des plus meurtriers qu'ait connus la région depuis longtemps. Après plusieurs jours de lutte, le brasier est désormais décrit comme stabilisé, mais l'ampleur des dégâts et le nombre de victimes ont plongé cette zone du sud de l'Espagne dans le deuil.

Le feu a laissé derrière lui un paysage dévasté. Quelque 7000 hectares ont brûlé, et des terres carbonisées s'étendent désormais à perte de vue autour des villages. Avec l'amélioration des conditions, une partie des habitants qui avaient été évacués, parmi lesquels plusieurs touristes étrangers, ont pu regagner leur domicile ce dimanche, même si beaucoup découvrent l'étendue des pertes en rentrant chez eux.

Au milieu de ce drame, l'angoisse demeure pour certaines familles. Une Française est portée disparue: son mari, Jérôme Navarro, est sans nouvelles de son épouse depuis qu'ils ont tenté de fuir ensemble. Le couple raconte avoir vu le feu franchir la colline d'en face avant de décider d'évacuer, mais il était déjà trop tard. En quelques minutes, les flammes étaient sur eux; lui à moto, elle au volant de la voiture avec ses chiens, ils ont été séparés lorsque le feu leur a barré la route.

À la douleur se mêle la colère. Plusieurs rescapés affirment que personne ne les a prévenus du danger. Installés sur une crête de colline, parmi les premiers exposés, ils estiment que les autorités auraient dû s'organiser pour les alerter. Selon eux, des passages en porte-à-porte ou des messages diffusés au mégaphone auraient pu leur laisser le temps de fuir, mais rien de tout cela n'aurait été fait dans leur secteur.

Ce sentiment est partagé au-delà d'une seule famille. D'autres Français installés à Los Gallardos affirment eux aussi n'avoir reçu aucune alerte, alors qu'ils voyaient déjà les flammes approcher. Beaucoup s'interrogent sur l'absence de messages d'évacuation envoyés directement sur les téléphones portables, un dispositif qui, selon eux, aurait pu prévenir davantage d'habitants à temps.

Face à ces critiques, les autorités andalouses se défendent. Elles expliquent avoir voulu éviter de provoquer un mouvement de panique, dans la mesure où les consignes différaient selon les secteurs. Dans certaines zones, il était conseillé aux habitants d'évacuer; dans d'autres, la recommandation était au contraire de rester confinés chez soi, ce qui aurait compliqué l'envoi d'un message d'alerte unique à l'ensemble de la population.

Pour l'heure, la situation reste tendue sur le terrain. Quelques centaines de personnes ont été autorisées à retrouver leur logement, mais l'accès aux villages les plus sinistrés demeure bouclé. Selon les premières hypothèses, l'incendie s'était déclaré jeudi, en pleine vague de chaleur, avec des températures avoisinant les 40 degrés, à la suite de la chute d'une ligne électrique, avant de se propager à une vitesse foudroyante.

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