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Incendie du Var près de Cotignac: 2550 hectares brûlés, une dizaine de maisons détruites

Incendie du Var près de Cotignac: 2550 hectares brûlés, une dizaine de maisons détruites

L'incendie qui ravage le centre du Var depuis hier midi a parcouru plus de 2550 hectares en moins d'une journée. Le bilan matériel s'alourdit: au moins 50 habitations ont été touchées, dont une dizaine détruites, et 500 personnes ont dû être évacuées. Deux pompiers ont été légèrement blessés et trois camions mis hors d'usage. Le feu ne progresse presque plus mais reste actif sur le flanc de la montagne, et les autorités redoutent une reprise en début d'après-midi avec le retour du Mistral.

L'incendie qui frappe le centre du Var a pris une tout autre ampleur. Déclaré hier à la mi-journée dans un champ, le feu a parcouru plus de 2550 hectares en moins d'une journée, dévorant un vaste flanc de montagne dans un massif difficile d'accès. S'il ne progresse presque plus au fil des heures, il reste bien vivant et continue de consumer la végétation sur les hauteurs, contraignant les secours à rester pleinement mobilisés.

Le bilan matériel, longtemps incertain, s'est nettement alourdi. Selon les autorités, au moins 50 habitations ont été touchées par les flammes, dont une dizaine purement et simplement détruites. Les images fournies par la sécurité civile montrent le feu s'approcher dangereusement des maisons, dans des hameaux où résidents et vacanciers ont vu le brasier gagner du terrain à une vitesse inquiétante.

Le nombre d'évacués a lui aussi grimpé. Ce ne sont plus 400 mais au moins 500 personnes qui ont dû quitter leur domicile ou leur lieu de vacances, à mesure que l'incendie menaçait les villages des environs de Cotignac, parmi lesquels Montfort et Correns. Parmi les personnes déplacées figurent des touristes étrangers, comme ce groupe de vacanciers hollandais contraints de fuir leur camping en emportant leurs affaires les plus précieuses.

La lutte contre les flammes a été particulièrement éprouvante. Toute la nuit, les pompiers se sont battus au sol contre de nombreux foyers, épaulés depuis les airs par un ballet de Canadair. Plus de 300 largages aériens ont été effectués en vingt-quatre heures pour tenter de fixer un incendie qui, sur un terrain aussi accidenté, ne laisse que peu de répit aux équipes engagées.

Ces conditions extrêmes ont fait des victimes parmi les secours et les habitants. Deux pompiers ont été légèrement blessés et au moins trois camions ont été endommagés au point d'être mis hors d'usage, piégés par l'avancée du feu. Deux habitants ont par ailleurs été légèrement intoxiqués par les fumées, épaisses et étouffantes, qui ont envahi le secteur pendant l'assaut des flammes.

Ce matin, le feu n'était toujours pas fixé. Les soldats du feu menaient des opérations de noyage sur les zones déjà parcourues, aspergeant les résidus de combustion pour éviter que le brasier ne reparte vers des secteurs encore intacts. Car sous les panaches de fumée, les flammes continuent de couver, prêtes à se raviver à la moindre faiblesse du dispositif.

Le plus dur pourrait rester à venir. Les autorités alertent sur un début d'après-midi à haut risque, avec la reprise attendue du Mistral. Sans mur de feu comparable à celui de la veille, de nombreux brûlots subsistent, et la hausse des températures combinée à la baisse de l'hygrométrie et à un vent soutenu pourrait suffire à relancer l'incendie sur ce massif déjà durement éprouvé.

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