La Commission européenne a annoncé mercredi 13 mai qu'elle n'interdirait pas les thérapies de conversion pour les personnes LGBT+. Cette décision, prise par la présidente Ursula von der Leyen et appuyée par la commissaire Hadja Lahbib, soulève des interrogations car l'institution craint de se heurter à des blocages juridiques. En conséquence, Bruxelles prévoit d'engager une démarche plus progressive en présentant un texte recommandant aux 27 pays de l’Union européenne de bannir ces pratiques dès 2027.
Les thérapies de conversion sont perçues comme des pratiques honteuses et inacceptables par de nombreux défenseurs des droits LGBT+. La chanteuse belge Angèle et l'ancien Premier ministre français Gabriel Attal avaient relayé une pétition en mai 2025 pour exhorter l’UE à bannir ces pratiques. Ursula von der Leyen a déclaré : "C'est une pratique honteuse, c'est une pratique inacceptable, il ne s'agit pas de soins, c'est une violence déguisée." Pourtant, la Commission estime qu'elle manque d’outils légaux pour interdire efficacement ces thérapies.
Le fait que les thérapies de conversion soient complètement interdites dans huit pays européens souligne l'ampleur du problème. Ces pratiques peuvent prendre diverses formes, telles que des stages ou des séances d'exorcisme, et sont considérées comme non seulement inutiles mais aussi potentiellement nuisibles.
L'eurodéputée lesbienne Mélissa Camara a qualifié cette décision de "trop timide" en raison du traumatisme causé par ces pratiques. Elle appelle à une action plus ferme pour protéger les personnes LGBT+ et leur permettre d'exprimer librement leur identité.
Hormis l’engagement de la Commission européenne, il reste à voir comment chaque État membre réagira face aux recommandations présentées en 2027.
Cet article a ete produit par AVALW News le Wednesday, May 13, 2026 sur la base de 6 sources d'information verifiees provenant de 2 pays. Notre processus editorial croise les faits issus de plusieurs publications independantes afin de fournir une couverture complete et fiable. Toutes les sources originales sont accessibles ci-dessous.
