Le président cubain a promis un «bain de sang» en cas d'agression américaine alors que les États-Unis ont encore durci les sanctions contre l'île, déjà asphyxiée par l'embargo en place depuis 1962. Cuba n'est située qu'à 150 kilomètres de la Floride, ce qui rend la menace particulièrement tangible pour la population.
Sur place, les habitants sont à bout. La préoccupation principale n'est pas une éventuelle invasion militaire mais la survie quotidienne. Les gens souffrent parce qu'ils n'ont plus de nourriture, pas assez d'eau et plus d'électricité. Les réfrigérateurs sont vides et les conditions de vie se détériorent chaque jour. Pour les Cubains, la solution n'est pas une invasion mais le développement économique du pays.
La situation a considérablement empiré avec le blocus pétrolier imposé par le président Donald Trump. Depuis 1962, Cuba vit sous embargo américain, mais les nouvelles sanctions ont renforcé l'isolement économique de l'île. Le manque de carburant affecte tous les aspects de la vie quotidienne, des transports à la production d'électricité.
Cette escalade entre La Havane et Washington s'inscrit dans un contexte régional tendu, avec la guerre au Moyen-Orient et la crise du détroit d'Hormuz qui compliquent encore les approvisionnements en énergie dans le monde entier. Les tensions américano-cubaines atteignent un niveau inédit depuis la crise des missiles de 1962.
