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À Dengfeng dans la province du Hénan, des dizaines d'écoles Shaolin accueillent deux mille enfants de cinq à dix-huit ans pour un enseignement alliant kung-fu et matières classiques sous une discipline quasi militaire.
À Dengfeng, dans la province du Hénan en Chine, des dizaines d'écoles Shaolin accueillent deux mille enfants âgés de cinq à dix-huit ans. La plupart sont issus de milieux populaires et reçoivent un enseignement qui allie discipline quasi militaire et art du kung-fu.
Les écoliers s'entraînent trois fois par jour, six jours par semaine, avec quatre heures de sport et quatre heures de cours classiques quotidiens. Le réveil sonne à cinq heures quarante du matin et la journée est longue, avec des méthodes d'enseignement très strictes en classe comme sur le terrain.
Les familles payent en moyenne trois mille euros par an pour cette scolarité, une somme importante en Chine. Les responsables de l'école expliquent que certains enfants étaient physiquement faibles, rebelles ou passaient leur temps sur leur téléphone avant d'arriver, et que cette éducation leur forge un mental d'acier.
Lian Cichang, dix-sept ans, est scolarisé dans l'école depuis dix ans. Comme tous les élèves, il n'a pas le droit de sortir, même le dimanche, et ne voit ses parents qu'une seule fois par an pour les vacances du nouvel an chinois. Il affirme avoir beaucoup changé depuis son arrivée, passant d'un enfant très faible et timide à quelqu'un d'ouvert et de fort.
L'activité physique constitue un pilier fondamental de l'éducation dans ces établissements qui perpétuent une tradition séculaire des arts martiaux chinois. Ces écoles illustrent une approche éducative radicalement différente de celle pratiquée en Occident, où la rigueur physique et mentale est considérée comme indissociable de l'apprentissage académique.