La Hongrie a dû arrêter les quatre réacteurs d'une même centrale nucléaire, un arrêt inédit, selon un reportage de France 24. Les températures des prochains jours devraient rester autour de 40 degrés.
Cette centrale nucléaire, la seule du pays, produit en temps normal la moitié de l'énergie de la Hongrie. Mais le niveau du Danube est trop bas, rendant impossible le refroidissement des quatre réacteurs.
Le site est donc à l'arrêt sur ordre du gouvernement, une première en plus de 40 ans d'exploitation. Les autorités demandent aux entreprises qui se servent du fleuve de se responsabiliser.
Par décret, le gouvernement demandera dans un premier temps aux gros consommateurs d'électricité de se limiter volontairement, et surveillera le respect de ces engagements. L'opérateur du réseau pourra ordonner des réductions obligatoires de la consommation et même déconnecter temporairement certains gros consommateurs.
L'arrêt pourrait coûter plus d'un demi-milliard d'euros à cause du prix de l'électricité importée. Aux heures de pointe, certaines activités sont suspendues, les éclairages non essentiels sont éteints et les habitants sont encouragés à travailler chez eux.
La crise touche toute l'Europe centrale, frappée par une canicule historique et des températures dépassant par endroits les 40 degrés. En aval du Danube, l'unique centrale nucléaire roumaine est elle aussi à l'arrêt, et en Serbie, un barrage hydroélectrique a divisé sa production par cinq.
Le manque d'eau touche aussi les habitants, dont certains disent n'avoir jamais vu le niveau aussi bas. La baisse du niveau des fleuves européens a piégé des bateaux de croisière et de pêche et perturbé le transport fluvial, des conséquences du changement climatique en Europe, le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde.
