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Chine: la croissance ralentit a 4,3% au deuxieme trimestre, sous les attentes

Chine: la croissance ralentit a 4,3% au deuxieme trimestre, sous les attentes

La Chine a publie sa croissance du deuxieme trimestre, et le chiffre decoit: le produit interieur brut n'a progresse que de 4,3%, un rythme inferieur aux attentes et a l'objectif fixe par le gouvernement. C'est moins qu'au premier trimestre, ou la croissance avait atteint 5%, et il s'agit de la plus faible croissance trimestrielle depuis plus de trois ans. Le ralentissement s'explique par des facteurs externes, notamment la guerre au Moyen-Orient et son impact sur le petrole, mais aussi par des faiblesses internes. L'immobilier reste un talon d'Achille: les investissements dans le secteur ont recule de 18% sur les six premiers mois de l'annee, et le logement represente souvent l'essentiel du patrimoine des familles chinoises. Le chomage des jeunes reste eleve, a plus de 15%. Quelques signes d'amelioration sont toutefois apparus en juin, avec des ventes au detail en hausse de 1% et une production industrielle en progression de 5,3%.

La Chine a devoile ce matin sa croissance du deuxieme trimestre, et le chiffre a decu. La deuxieme economie mondiale n'a vu son produit interieur brut progresser que de 4,3%, un niveau inferieur a ce qu'attendaient les observateurs et en deca de l'objectif que s'etait fixe le gouvernement. Vu de France, une telle croissance peut faire sourire, mais rapportee aux standards chinois, elle traduit un net coup de mou pour un pays habitue a des rythmes bien plus soutenus.

Le ralentissement est d'autant plus notable qu'il marque un recul par rapport au debut de l'annee. Au premier trimestre, la croissance avait atteint 5%, et le chiffre du deuxieme trimestre constitue desormais la plus faible progression trimestrielle enregistree par la Chine depuis plus de trois ans. Un signal qui alimente les interrogations sur la capacite du pays a tenir ses objectifs annuels.

Plusieurs facteurs externes pesent sur l'activite. Le contexte international, marque par la guerre au Moyen-Orient et ses repercussions sur les cours du petrole, a fragilise un environnement deja incertain pour les echanges et la production. Ces tensions exterieures se sont ajoutees a des difficultes plus profondes, propres a l'economie chinoise elle-meme.

L'immobilier demeure le principal talon d'Achille. Les investissements dans le secteur ont recule de 18% sur les six premiers mois de l'annee, un repli marque qui continue de peser sur l'ensemble de l'economie. Or, pour les familles chinoises, le logement represente souvent l'essentiel du patrimoine, si bien que la baisse de sa valeur produit un effet direct sur le moral des menages.

Cet effet se repercute sur la consommation. Lorsque la valeur de leur bien recule, les menages se sentent moins riches et depensent moins, ce qui affaiblit la demande interieure, un point faible persistant de l'economie chinoise. A cette prudence des consommateurs s'ajoutent des inquietudes sur l'emploi, en particulier celui des jeunes, dont le taux de chomage reste eleve, a plus de 15%.

Tout n'est pas negatif pour autant. Sur le dernier mois du trimestre, le mois de juin, quelques signes d'amelioration sont apparus. Les ventes au detail, qui servent a mesurer la consommation interieure, ont progresse de 1%. La hausse peut paraitre modeste, mais elle marque un redressement notable, ce meme indicateur ayant ete negatif au mois de mai, et ressort legerement au-dessus des attentes.

La production industrielle envoie elle aussi un signal plus encourageant. Elle a progresse de 5,3% au mois de juin, montrant de serieux signes de reprise et confirmant que l'appareil productif chinois conserve une reelle vigueur. C'est en partie ce dynamisme qui permet encore a la Chine d'afficher une croissance superieure a 4%, malgre les vents contraires qui pesent sur son economie.

Le commerce exterieur reste surtout le grand moteur de l'economie. Au mois de juin, les exportations ont bondi de 27% sur un an, plus que prevu, et leur nature evolue: la Chine exporte de moins en moins de jouets et de vetements, et de plus en plus de voitures, de batteries, de semi-conducteurs et d'equipements destines a l'intelligence artificielle. Signe de ce basculement, pres d'un million de voitures ont ete exportees en juin, un record absolu, portees par des marques comme BYD ou Xpeng qui commencent a s'imposer sur les marches occidentaux. En 2025, l'excedent commercial de la Chine, soit la difference entre ses exportations et ses importations, a d'ailleurs franchi pour la premiere fois la barre des 1000 milliards de dollars, atteignant pres de 1200 milliards, et il avoisinait deja 580 milliards sur les seuls six premiers mois de cette annee.

Cette deferlante alimente les tensions commerciales. Donald Trump ne cesse de denoncer le desequilibre des echanges entre les Etats-Unis et la Chine, mais ni les droits de douane ni les barrieres imposees ne semblent freiner les ventes chinoises. Une partie de ces exportations se trouve reorientee vers l'Europe, ou elles ont encore progresse de 18% en juin, malgre les mesures prises par Bruxelles, notamment les restrictions visant les machines de gravure les plus performantes pour les puces d'intelligence artificielle.

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