health | France 24 |
Selon le New York Times, les Etats-Unis prévoient d'ouvrir un centre de quarantaine au Kenya pour les personnes à risque d'Ebola et les cas positifs, alors même que Washington a quitté l'OMS et coupé les financements du système de santé mondial.
Les Etats-Unis envisagent d'ouvrir un centre de quarantaine au Kenya pour y placer les personnes suspectées d'avoir contracté le virus Ebola ainsi que celles testées positives, selon des informations du New York Times citant des sources gouvernementales. Cette décision intervient dans un contexte de propagation de l'épidémie en République démocratique du Congo.
L'initiative américaine suscite de vives critiques. Les observateurs relèvent la contradiction entre cette mesure et le retrait des Etats-Unis de l'Organisation mondiale de la santé, accompagné de la suppression des financements du système de santé internationale qui servait précisément à lutter contre ce type d'épidémie et sa propagation.
Le choix du Kenya comme lieu d'implantation du centre est également questionné, le pays n'ayant enregistré aucun cas d'Ebola à ce jour. Le mélange de cas à risque et de cas confirmés positifs dans un même établissement soulève des préoccupations sanitaires importantes, selon les experts cités par France 24.
L'objectif déclaré des autorités américaines est d'empêcher tout porteur du virus de pénétrer sur le territoire des Etats-Unis. Cette approche contraste avec les précédentes administrations qui privilégiaient l'aide sur le terrain et le renforcement des capacités sanitaires locales pour contenir les épidémies à leur source.
Parallèlement, l'Ouganda a fermé sa frontière avec la RDC face à la progression de l'épidémie, imposant un isolement obligatoire de 21 jours pour toute personne entrant depuis le Congo. L'OMS a enregistré plus de 1000 cas suspects et 223 décès, et reconnaît que les pays voisins courent un risque élevé de propagation, selon France 24.