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Coalition des volontaires à Paris: vers une force multinationale en Ukraine

Coalition des volontaires à Paris: vers une force multinationale en Ukraine

La coalition des volontaires, qui réunit une trentaine de nations autour de la France et du Royaume-Uni, tient une nouvelle réunion à Paris, en présence attendue du président ukrainien Volodymyr Zelensky et d'Emmanuel Macron. L'objectif affiché est d'obtenir une paix juste et durable en Ukraine et de préparer l'envoi d'une force multinationale de réassurance, une fois un cessez-le-feu signé entre Ukrainiens et Russes. Le texte dit Déclaration de Paris prévoit des mécanismes de surveillance d'un futur cessez-le-feu sous conduite américaine et un soutien dans la durée aux forces armées ukrainiennes. Les alliés restent toutefois divisés sur l'envoi de troupes, et la Russie a prévenu que d'éventuelles unités européennes déployées seraient considérées comme des cibles militaires légitimes.

La coalition dite des volontaires, qui rassemble une trentaine de pays autour de la France et du Royaume-Uni, tient une nouvelle réunion à Paris. Les travaux se déroulent en présence attendue du président ukrainien Volodymyr Zelensky, tandis qu'Emmanuel Macron participe aux côtés du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. L'objectif affiché reste inchangé: obtenir une paix juste et durable en Ukraine.

Au coeur des discussions figure la préparation de l'envoi d'une force multinationale en Ukraine, qui ne serait déployée qu'une fois un cessez-le-feu signé entre Ukrainiens et Russes. Cette ambition est portée par un texte baptisé Déclaration de Paris, censé fixer le cadre de l'engagement des alliés dans la durée et donner un contenu concret à leur soutien au gouvernement de Kiev.

La Déclaration de Paris prévoit notamment l'établissement de mécanismes de surveillance d'un futur cessez-le-feu, placés sous conduite américaine. Elle acte également un soutien dans la durée aux forces armées ukrainiennes, présentées comme la première ligne de défense face à l'agression russe, ainsi que des préparatifs en vue du déploiement d'une force de réassurance multinationale après l'entrée en vigueur d'un arrêt des combats.

La coalition est composée de trente-cinq nations, dont de nombreux pays européens, mais aussi l'Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande. Elle a été initiée en février 2025 dans le but de fournir une assistance militaire de long terme à l'Ukraine, et cette nouvelle rencontre parisienne vise à traduire cet engagement en mesures opérationnelles concrètes.

Les alliés demeurent toutefois divisés sur la question sensible de l'envoi de soldats sur le terrain. Paris et Londres se sont dits prêts à dépêcher des hommes, tout comme le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez. En revanche, l'option est exclue pour l'Italie et la Pologne. Le chancelier allemand Friedrich Merz apporte, lui, une nuance en envisageant l'envoi de forces sur le territoire d'un État membre de l'OTAN voisin de l'Ukraine, une fois un cessez-le-feu obtenu.

De son côté, la Russie a réagi par une mise en garde sans ambiguïté. Moscou a prévenu que d'éventuelles unités européennes déployées dans le cadre de cette force seraient considérées comme des cibles militaires légitimes pour ses propres forces armées, une menace qui pèse sur les débats et rappelle les risques associés à un tel engagement sur le sol ukrainien.

Au-delà de la question des troupes, l'ordre du jour de cette réunion prévoit des exercices militaires communs, la mobilisation de l'industrie de défense au service de Kiev et la lutte contre la flotte fantôme utilisée pour contourner les sanctions. Une réunion de la coalition antimissile s'est tenue juste avant, jugée déterminante alors que les civils ukrainiens demeurent la cible des frappes russes.

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