La Colombie a vecu ce vendredi le debut d'une nouvelle ere avec l'investiture de son nouveau president d'extreme droite, Abelardo de la Espriella, rapporte France 24. La ceremonie s'est deroulee sous haute securite, avec des patrouilles deployees partout dans la ville.
Fait inhabituel, l'investiture a eu lieu a Cali, troisieme ville du pays, et non dans la capitale Bogota ou se tient d'ordinaire cet evenement. Plus de 11 000 hommes et femmes ont ete deployes, appuyes par des drones, des systemes antidrones et des vehicules blindes, pour que la ceremonie puisse se derouler dans le calme.
Novice en politique, le nouveau chef de l'Etat a choisi Cali, une ville ou des attentats revendiques par des guerillas ont recemment eu lieu. Un choix presente comme un symbole, alors que le president promet la maniere forte pour lutter contre les groupes armes et le narcotrafic.
Son programme, martele depuis son election au mois de juin, prevoit notamment des bombardements contre les camps de ces organisations et la creation de megaprisons sur le modele du Salvador. Une ligne a rebours de celle de son predecesseur de gauche, Gustavo Petro, qui avait tente de negocier le desarmement de ces groupes.
Le ton du nouveau president est sans ambiguite. La seule paix possible est celle imposee par les armes, a-t-il declare, avertissant que tout bandit qui ne se soumettra pas sera elimine. Pour mener cette politique, la Colombie peut compter sur le soutien des Etats-Unis et d'Israel, dont des representants devaient assister a la ceremonie d'investiture.
Ces sorties tres musclees inquietent toutefois une partie de la population, certains redoutant un dirigeant autoritaire et de nouvelles violences. Le defi reste immense: selon la fondation Ideas pour la paix, la Colombie recensait en 2025 pres de 25 000 personnes armees au sein d'organisations illegales.
