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Les Colombiens sont appelés aux urnes ce dimanche pour l’élection présidentielle. La sécurité et la lutte contre les groupes armés dominent la campagne dans un pays où soixante-dix-sept attaques ont touché la seule localité de Suárez cette année, avec des drones chargés d’explosifs visant même des écoles.
Les Colombiens sont appelés aux urnes ce dimanche pour choisir le successeur de Gustavo Petro à la présidence de la République. Un vote qui sera probablement guidé par les questions de sécurité, la violence restant un problème endémique dans le pays.
La municipalité de Suárez, dans le sud-ouest colombien, illustre à elle seule les défis sécuritaires de la région. Soixante-dix-sept attaques ont touché cette localité cette année, avec des groupes paramilitaires qui s’attaquent aussi bien aux forces de l’ordre qu’aux civils. Un hôtel a été visé par une voiture piégée, le commissariat ciblé par des tirs, et des drones chargés d’explosifs ont même été largUés sur le toit d’une école.
Les candidats de droite et d’extrême droite promettent la fermeté face aux groupes armés, tandis que la gauche privilégie le dialogue et la lutte contre la pauvreté. Derrière les violences, on retrouve notamment Ivan Mordisco, dirigeant d’une faction dissidente des FARC qui avait entamé des négociations avec le gouvernement avant de claquer la porte des discussions.
Depuis l’accord de paix signé en deux mille seize avec les FARC, la violence des paramilitaires n’a presque jamais cessé. Une myriade de groupes dissidents multiplie les attaques contre l’État colombien sur fond de trafic de drogue et d’opérations minières illégales.
La campagne a également été marquée par des violences politiques, notamment l’assassinat en deux mille vingt-cinq du candidat à la présidentielle Miguel Uribe en plein meeting par un homme lié à un groupe paramilitaire. Les autorités locales reconnaissent que la réponse ne peut pas être uniquement sécuritaire et doit aussi comporter un aspect social.