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La France lance une offensive anti-narcotrafic des Antilles à la métropole

La France lance une offensive anti-narcotrafic des Antilles à la métropole

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez part aux Antilles pour porter un plan de lutte contre le narcotrafic, alors que 25% des saisies de drogue en mer ont lieu dans les Caraïbes. En parallèle, le projet de loi Riposte fait passer l'amende forfaitaire pour usage de stupéfiants de 200 à 500 euros, et le gouvernement a instauré des tests de dépistage pour ses membres.

La France entend frapper le narcotrafic « à la racine ». Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, s'est rendu aux Antilles pour porter un plan de lutte contre le trafic de drogue, présenté comme une volonté du président de la République. Le déplacement le conduit d'abord au Brésil, puis pour un survol de la Guyane, avant une conférence régionale de sécurité en Martinique.

Le ministre effectue ce déplacement avec le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, afin de coordonner l'action de l'État sur tous les fronts. Selon lui, 25% de l'ensemble des saisies de drogue en mer se font dans les Caraïbes, ce qui fait de la région un enjeu majeur dans la lutte engagée.

Laurent Nuñez a souligné le lien direct entre la consommation en métropole et la violence dans les Antilles françaises, estimant que la demande « fait aussi couler du sang » dans la région. Il a décrit les pays voisins, dont le Brésil, comme des partenaires de bonne volonté, eux aussi victimes des conséquences du trafic, sans toutefois détailler les annonces, qu'il a renvoyées au chef de l'État.

Sur le volet répressif, le projet de loi Riposte fait passer l'amende forfaitaire pour usage de stupéfiants de 200 à 500 euros, et ce pour tous les stupéfiants, cannabis compris. Le ministre a justifié cette fermeté en affirmant qu'il n'existe selon lui « pas de consommation festive » ni de « petit trafic », et que tous les consommateurs ont « un peu de sang sur les mains ».

À l'appui de cette ligne, il a rappelé qu'environ un Français sur trois a déjà consommé de la drogue et que 900 000 personnes en consomment quotidiennement. Derrière ces trafics se cachent, selon lui, des tentatives de corruption et d'intimidation, ainsi que des actions visant les agents de l'État, ce qui en fait un enjeu de sécurité mais aussi de santé publique et de santé mentale.

Le gouvernement a par ailleurs instauré des tests de dépistage de stupéfiants pour l'ensemble de ses membres et de leurs cabinets, une démarche à laquelle le ministre dit s'être lui-même soumis. Présentée comme un geste d'exemplarité, cette mesure a vocation, selon lui, à devenir systématique et inopinée, à l'image des contrôles antidopage dans le sport, et à s'inscrire durablement dans la culture démocratique.

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