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Le pacte européen sur l'immigration et l'asile entre en vigueur, la Grèce déjà sous tension

Le pacte européen sur l'immigration et l'asile entre en vigueur, la Grèce déjà sous tension

Le pacte européen sur l'immigration et l'asile entre en vigueur, deux ans après son adoption. Présenté comme la grande réforme de la politique migratoire de l'Union européenne, il entend modifier en profondeur la gestion des demandes d'asile et réformer la prise en charge des arrivées aux frontières extérieures. Pour les responsables des Vingt-Sept chargés de le mettre en oeuvre, le combat ne fait que commencer. La Grèce prévoit déjà de créer des centres d'accueil dans des pays tiers pour les demandeurs d'asile déboutés, un projet contesté par l'opposition qui redoute que le pays ne devienne, faute de pouvoir effectuer les renvois, une prison financée par l'Europe.

Le pacte européen sur l'immigration et l'asile entre en vigueur, deux ans après son adoption. Présenté comme la grande réforme de la politique migratoire de l'Union européenne, il entend modifier en profondeur la gestion des demandes d'asile. Son objectif principal est de réformer la manière dont sont traitées les arrivées de migrants aux frontières extérieures de l'Union.

Malgré cette entrée en vigueur, le texte est encore loin d'être pleinement appliqué. Pour les responsables politiques des Vingt-Sept, chargés de le mettre en oeuvre concrètement, le combat ne fait, selon eux, que commencer. La réforme, adoptée il y a deux ans, doit désormais passer l'épreuve du terrain dans chacun des États membres.

La Grèce illustre déjà les choix que le pacte rend possibles. Le gouvernement grec prévoit de créer des centres d'accueil situés dans des pays tiers, destinés aux demandeurs d'asile déboutés. Il s'agirait d'externaliser une partie de la prise en charge des personnes dont la demande aurait été rejetée.

Ce projet ne fait toutefois pas l'unanimité dans le pays. L'opposition grecque a déjà manifesté son désaccord avec cette orientation. Elle redoute que la Grèce, faute de pouvoir réellement procéder aux renvois, ne se retrouve dans un rôle ingrat au sein du dispositif européen.

Les critiques formulées par cette opposition sont particulièrement vives. Selon elle, le pays risque de devenir une prison financée par l'Europe, ses responsables se transformant en gardiens de prison subventionnés. Cette formule traduit la crainte de voir certains États de première ligne assumer seuls le poids de la politique migratoire commune.

Au-delà du cas grec, le pacte cristallise les tensions autour de la question migratoire en Europe. Son ambition affichée est de mieux organiser et d'encadrer les arrivées aux frontières extérieures de l'Union. Mais sa mise en oeuvre, qui dépendra de la volonté et des moyens de chaque État membre, s'annonce comme un défi de longue haleine.

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