Titre: Crise économique pour Geneve : les coupes budgétaires U.S. frappent l'International District
Depuis un matin froid à Genève, la place devant le Palais des Nations est déserte et les bâtiments gris sont silencieux. C'est une scène inédite pour cette ville où l'International District a longtemps été un symbole de prospérité économique multilatérale. En 2024, Genève abritaient environ 36 000 employés des Nations Unies et plus de 7 milliards de francs suisses en dépenses locales, une contribution significative pour une ville d'environ 210 000 habitants.
Lorsque le président américain Donald Trump a annoncé la fin du multilatéralisme, les coupes budgétaires ont commencé. En décembre 2025, l'ONU a voté un budget de 3,45 milliards d'euros, une réduction de 7% par rapport à l'an précédent. Le 7 janvier 2026, Trump a signé un ordre exécutoire pour sortir les États-Unis de plus de 60 organisations des Nations Unies et autres entités internationales dont plusieurs avaient leurs quartiers généraux près du Palais des Nations.
"Business as usual est terminé," affirma Jeff Bartos, l'ambassadeur américain auprès de l’ONU. En fin d'hiver 2026, le Secrétaire général António Guterres prévenait déjà une "impétueuse défaillance financière" d'ici juillet si la situation ne change pas.
Les organisations internationales sont désormais confrontées à l'idée de sous-traiter ou déménager. Laura Johnson, secrétaire exécutive du syndicat des employés du Bureau des Nations Unies à Genève, a observé que "toutes les institutions considèrent la même chose."
Lors d'une visite aux États-Unis pour un sommet superpuissance avec le président Xi Jinping de Chine en mai 2026, Donald Trump a vanté ses succès économiques. Le président américain affirma avoir réalisé des accords commerciaux "fantastiques" lors du voyage à Pékin.
À la fin d'un parcours dans les jardins royaux de Zhongnanhai, il déclara : "Nous avons fait des accords fantastiques pour nos deux pays." Il ajouta que l'entretien avec le président chinois a permis de résoudre plusieurs problèmes.
Pour sa part, Xi Jinping qualifia la visite d'un "sommet majeur" et annonça un engagement à envoyer Trump des graines pour son jardin à la Maison Blanche.
Pendant ce temps, l'administration américaine préparait déjà une nouvelle tournée diplomatique. Le Kremlin a indiqué que le président Vladimir Poutine se rendrait bientôt en Chine.
Selon les médias chinois, cette visite devrait avoir lieu dans la semaine qui vient, probablement entre 20 et 21 mai. Cette annonce intervient quelques heures après l'annonce officielle du départ de Donald Trump des États-Unis pour Pékin.
Bien que le président américain ait revendiqué ses accords commerciaux "fantastiques" avec la Chine, il n'a pas mentionné d'avancées significatives dans les domaines géopolitiques comme celui de la guerre en Iran. Jean-Paul Tchang, économiste et spécialiste chinois, a souligné que le sommet avait permis des progrès mais sans atteindre tous les objectifs énoncés par Washington.
Avec l'instabilité géopolitique persistante dans diverses régions du monde, notamment en Iran où la Chine semble avoir assuré une assistance militaire à Téhéran , , le bilan de cette visite reste mitigé.
Cet article a ete produit par AVALW News le Friday, May 15, 2026 sur la base de 5 sources d'information verifiees provenant de 2 pays. Notre processus editorial croise les faits issus de plusieurs publications independantes afin de fournir une couverture complete et fiable. Toutes les sources originales sont accessibles ci-dessous.
