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Un collectif d'associations environnementales a saisi le tribunal administratif de Paris pour poursuivre l'État français pour inaction face aux PFAS, les polluants éternels. Les plaignants affirment que l'État connaissait les risques depuis les années deux mille mais n'a rien fait jusqu'en deux mille vingt-deux.
Un collectif d'associations environnementales, dont Génération Future, a saisi le tribunal administratif de Paris pour poursuivre l'État français pour son inaction face aux PFAS, communément appelés polluants éternels. Ces substances chimiques quasi indestructibles contaminent l'air, le sol et les organismes vivants depuis des décennies.
Les associations affirment que l'État français connaissait les risques des PFAS depuis les années deux mille, grâce à de nombreux rapports de l'OCDE, de l'ANSES et de Santé publique France. Malgré cette connaissance documentée, aucune action significative n'a été entreprise avant deux mille vingt-deux.
Le cas emblématique de l'usine Solvay à Salindre, dans le Gard, illustre l'ampleur du problème. Pendant plus de quarante ans, le site industriel a rejeté légalement des centaines de tonnes de TFA, une molécule de la famille des PFAS, dans l'environnement. Cette substance étant quasi indestructible, la contamination persiste indéfiniment.
François Veillerette, porte-parole de Génération Future, souligne que les premières mesures étatiques n'ont été prises qu'après la diffusion d'un documentaire télévisé dénonçant la situation à Pierre-Bénite, où deux usines de production de PFAS avaient fortement pollué l'environnement.
Cette action en justice vise à ouvrir un véritable débat public sur la responsabilité de l'État face aux pollutions chimiques. Les plaignants demandent que le principe de précaution soit pleinement appliqué et que des mesures contraignantes soient prises pour protéger la santé des citoyens face à ces substances omniprésentes dans les produits du quotidien.