L'encyclique de quarante mille mots du Pape Léon XIV a été soumise à Pangram, un outil de détection de textes potentiellement générés par l'intelligence artificielle. L'initiative illustre les nouvelles préoccupations autour de l'authenticité des textes à l'ère numérique.
Pangram est un outil dont le taux de faux positifs est estimé à un sur dix mille, ce qui en fait un instrument relativement fiable pour identifier les contenus générés par des machines plutôt que par des êtres humains.
L'outil repère d'abord des phrases qui apparaissent trop lisses pour être humaines, puis identifie plusieurs indices caractéristiques. Parmi ceux-ci figurent notamment les tirets longs, ces signes typographiques qui ponctuent les dialogues et que les outils d'écriture automatique utilisent fréquemment.
La démarche de soumettre un texte papal à un outil de détection d'intelligence artificielle reflète une tendance plus large dans la société, où la question de l'authenticité des contenus écrits devient un enjeu majeur dans tous les domaines.
Les outils de détection d'intelligence artificielle sont de plus en plus utilisés dans le monde académique, journalistique et juridique pour vérifier que des textes n'ont pas été produits automatiquement par des programmes informatiques.
L'encyclique du Pape Léon XIV, qui aborde des questions de paix et de polarisation dans le monde, est attendue avec une attention particulière en amont de sa visite en Espagne, où chaque mot sera analysé pour y déceler d'éventuels messages politiques.
Cet épisode soulève des questions plus larges sur la confiance dans les textes à l'ère de l'intelligence artificielle et sur la frontière de plus en plus floue entre la production humaine et la production automatisée de contenus écrits.
