Le plus grand rendez-vous mondial du jeu vidéo compétitif change de décor. Selon France 24, la Coupe du Monde d'e-sport, connue sous le nom d'Esports World Cup, s'installe cette année à Paris, une première pour une compétition qui doit réunir 2000 compétiteurs venus des quatre coins de la planète pour tenter de décrocher un titre convoité dans leur discipline.
Le programme couvre plusieurs des titres les plus populaires du secteur. D'après France 24, les joueurs s'affronteront dans des jeux tels que Valorant, Rocket League, Call of Duty ou encore Dota 2. Pour beaucoup de participants, l'événement représente la scène ultime, l'aboutissement d'un rêve nourri depuis le plus jeune âge et l'occasion de se mesurer aux meilleurs du monde.
L'origine du tournoi éclaire son fonctionnement et son financement. Selon le récit de France 24, l'événement est financé en grande partie par l'Arabie Saoudite et s'était tenu à Riyad pour ses deux premières éditions. C'est donc un rendez-vous encore jeune, mais déjà doté de moyens considérables, qui cherche à s'imposer dans le paysage international du jeu vidéo de compétition.
Le choix de Paris n'est pas anodin cette année. D'après France 24, en raison des tensions au Moyen-Orient, les organisateurs ont préféré délocaliser la compétition, et Paris a sauté sur l'occasion. La mairie comme l'Élysée ont déroulé le tapis rouge à l'EWC, avec la volonté de placer la capitale au cœur de cette discipline et de renforcer les liens avec le Royaume qui sponsorise l'événement.
Les sommes en jeu donnent la mesure de l'ampleur de la manifestation. Selon France 24, la dotation totale dépasse 75 millions de dollars américains. Les organisateurs prévoient des récompenses financières pour les qualifications, mais aussi des prix pour chacun des 25 tournois organisés sur une période de sept semaines, ce qui en fait l'un des événements les plus richement dotés du secteur.
Mais la tenue de l'événement ne fait pas l'unanimité. D'après France 24, pour certains observateurs, l'Arabie Saoudite se sert de cette vitrine pour redorer son image à travers le monde, jusqu'à Paris, et faire oublier son non-respect des droits humains, un sujet pour lequel le pays a été pointé du doigt par de nombreuses ONG ces dernières années.
Malgré ces critiques, l'accueil du public semble au rendez-vous. Selon France 24, les organisateurs affirment avoir vendu 100 000 billets, ce qui constitue un bon début pour un événement qui n'en est qu'à sa troisième édition et qui tente, avec ce passage par Paris, de s'ancrer durablement dans le calendrier mondial de l'e-sport.
