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En Polynésie française, 420 procédures pour violences sexuelles sur mineurs en cours

En Polynésie française, 420 procédures pour violences sexuelles sur mineurs en cours

En Polynésie française, 420 procédures pour violences sexuelles sur mineurs sont enregistrées comme étant en cours. La justice estime que 20 pour cent d'entre elles sont des affaires terminées en attente de jugement. Le ministre de la Justice a demandé de passer en revue toutes les affaires en cours avant le 14 juillet, une priorité déjà affichée par le parquet de Papeete. Les violences, en majorité sexuelles et au sein de la famille, sont presque deux fois plus nombreuses qu'en métropole, alors que les moyens restent insuffisants.

En Polynésie française, 420 procédures pour violences sexuelles sur mineurs sont actuellement enregistrées comme étant en cours. Ce chiffre, avancé par la justice, donne la mesure d'un problème que les autorités judiciaires examinent désormais de plus près, dans le cadre d'un recensement de l'ensemble des dossiers.

Sur ces 420 procédures, la justice estime qu'environ 20 pour cent correspondent à des affaires déjà terminées, c'est-à-dire dont l'enquête est achevée, et qui sont en attente de jugement. Les autres demeurent à des stades d'instruction ou d'enquête encore ouverts.

Ce travail de recensement intervient après que le ministre de la Justice a demandé, comme dans l'ensemble des tribunaux, de passer en revue toutes les affaires en cours avant le 14 juillet. En Polynésie, il s'agissait déjà d'une priorité affichée par le parquet de Papeete.

Le parquet indique que ce recensement a commencé et que les magistrats du parquet s'assurent régulièrement que les procédures menées par les services de police et de gendarmerie sont actives et avancent. L'objectif est d'éviter que des dossiers ne restent à l'arrêt.

Pour l'association d'aide aux victimes APAGE, cette attention est une bonne nouvelle, car les violences faites aux mineurs restent un sujet tabou, quelle que soit la nature de l'agression. L'association souligne l'importance d'en parler et de soutenir les victimes.

Selon les éléments présentés, il s'agit en majorité de violences sexuelles et de violences physiques, et celles-ci se produisent le plus souvent au sein de la famille. Ce n'est pas, dans la plupart des cas, un inconnu rencontré dans la rue, mais une personne proche, qui vit avec l'enfant ou dans son entourage.

L'ampleur du phénomène est frappante: les violences sexuelles sur mineurs en Polynésie sont presque deux fois plus importantes que dans l'Hexagone, alors que les moyens, eux, restent insuffisants. Chaque juge d'instruction y suit une centaine de dossiers, toutes enquêtes confondues, ce qui pèse sur le rythme de traitement des affaires.

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