Un nouveau massacre attribue aux Forces Democratiques Alliees a fait au moins quinze morts civils et un militaire dans un quartier peripherique de Beni, en Republique democratique du Congo. Les autorites evoquent une attaque d'une violence extreme qui a de nouveau frappe cette region meurtrie.
Ce nouveau massacre a provoque la colere de la population locale qui a manifeste en portant les corps de leurs proches tues dans les rues. Des membres de ma famille ont ete tues. Moi j'ai reussi a fuir. On demande de l'aide au gouvernement, a temoigne un survivant.
Les habitants demandent le remplacement des commandants des operations militaires et des services de renseignement, soulignant que l'attaque a eu lieu a vingt-deux heures mais que personne n'est venu les aider. Ils reclament egalement la mise en place d'une commission d'enquete.
Le territoire de Beni est l'un des ancrages historiques des ADF, ou ils menent des attaques meurtrieres depuis plus de dix ans. Fin 2021, la RDC et l'Ouganda ont lance une operation militaire conjointe, mais si les bases historiques des ADF ont ete neutralisees, cette operation peine a faire baisser le niveau de violence contre les civils.
Les chercheurs observent cette annee une recrudescence des attaques, affirmant que les rebelles ADF s'en prennent aux civils en represailles aux operations militaires menees contre le groupe arme. Le gouvernement a affirme que l'eradication des ADF est une priorite absolue.
Dans une nouvelle encourageante dans la lutte contre Ebola, quatre malades ont reussi a vaincre le variant Bundibugyo a Bunia. Ces patients ont ete soignes avec une combinaison d'antibiotiques et d'autres produits comme s'ils souffraient du paludisme. Cela represente un espoir majeur car il n'existe toujours ni vaccin ni traitement specifique pour ce variant.
La situation dans l'est du Congo reste dramatique, avec la convergence de multiples crises securitaires et sanitaires. Le massacre de Beni et l'epidemie d'Ebola illustrent les defis immenses auxquels fait face cette region, ou la population civile paie le prix le plus lourd de l'instabilite chronique.
