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L'Inde convoque le chargé d'affaires américain après des frappes meurtrières sur des navires à équipage indien

L'Inde convoque le chargé d'affaires américain après des frappes meurtrières sur des navires à équipage indien

Pour la deuxième fois en quelques jours, l'Inde a convoqué le chargé d'affaires des États-Unis à New Delhi afin de protester contre des frappes visant des navires commerciaux transportant des marins indiens dans le golfe d'Oman et près du détroit d'Ormuz. Trois marins indiens ont été confirmés morts après une série de trois attaques en quatre jours.

L'Inde a convoqué le chargé d'affaires des États-Unis à New Delhi pour la deuxième fois en quelques jours, afin de lui adresser une vive protestation après une série de frappes visant des navires commerciaux qui transportaient des marins indiens. Les attaques, survenues dans le golfe d'Oman et à proximité du détroit d'Ormuz, ont coûté la vie à trois marins indiens. New Delhi a placé son administration en état d'alerte maximale face à la répétition de ces incidents.

Le gouvernement indien a demandé que ces attaques contre des navires cessent et que Washington prenne toutes les mesures nécessaires pour éviter de nouvelles pertes civiles. C'est la deuxième convocation de l'émissaire américain en l'espace de quelques jours, le pays multipliant les démarches diplomatiques à mesure que le nombre d'incidents augmente. La protestation a été transmise directement au diplomate américain, chargé de relayer les préoccupations de l'Inde auprès de son gouvernement.

La série d'attaques a débuté le 8 juin avec le MT Marivex, un pétrolier battant pavillon des Palaos qui transportait vingt-quatre marins indiens. Le navire a été mis hors d'état de naviguer, mais l'ensemble de son équipage a pu être secouru. Cet épisode a marqué le début d'une succession d'incidents rapprochés dans la même zone maritime.

Le 10 juin, un deuxième navire, le MT Settebello, a essuyé des tirs dans le golfe d'Oman avec vingt-quatre membres d'équipage indiens à bord. Trois marins ont d'abord été portés disparus, avant que leur mort ne soit confirmée. Ce sont ces trois victimes qui font de la crise un sujet brûlant pour le gouvernement indien et l'opinion publique du pays.

Le troisième incident s'est produit jeudi, lorsqu'un pétrolier transportant de l'asphalte et battant pavillon de la Guinée-Bissau a été visé. Vingt marins indiens se trouvaient à bord et ont tous pu être évacués, la marine américaine ayant tiré des missiles Hellfire pour neutraliser le bâtiment. Quelques jours plus tôt, les secours omanais avaient déjà évacué vingt-quatre marins indiens d'un autre pétrolier touché dans la même région.

L'Inde est particulièrement exposée à cette crise maritime, car elle figure parmi les plus grands pourvoyeurs de main-d'œuvre de la marine marchande mondiale. Le pays comptait plus de 320 000 marins en activité en 2025, ce qui explique la présence d'équipages indiens à bord de nombreux navires opérant dans cette zone stratégique. La multiplication des frappes met donc directement en danger un grand nombre de ressortissants indiens.

Ces incidents s'inscrivent dans le contexte des tensions autour du détroit d'Ormuz, par lequel transite une part essentielle du trafic maritime international. La répétition des attaques en l'espace de quelques jours a conduit New Delhi à durcir le ton vis-à-vis de Washington, en réclamant des garanties concrètes pour la sécurité de ses marins. Le gouvernement indien entend obtenir l'assurance que les forces américaines présentes dans la région prendront toutes les précautions nécessaires.

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