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Le corridor routier Guinee-Mali paralyse par le blocus djihadiste

Le corridor routier Guinee-Mali paralyse par le blocus djihadiste

Le transport routier est fortement perturbe sur le corridor strategique reliant la Guinee et le Mali. Depuis les attaques djihadistes du JNIM fin avril et le blocus impose dans la region de Bamako, des dizaines de vehicules sont a l arret a la gare routiere de Conakry. La famille d un commerçant de betail parti vers le marche de Kati reste sans nouvelles depuis pres d un mois.

Le transport routier connait de fortes perturbations sur le corridor reliant la Guinee et le Mali, un axe pourtant strategique pour les echanges entre les deux pays. Depuis les attaques terroristes survenues a la fin du mois d avril, la securite s est nettement degradee sur cette route, au point de bouleverser le quotidien des transporteurs et des commerçants qui l empruntent chaque jour pour acheminer marchandises et passagers.

Au coeur de cette crise se trouve le blocus impose dans la region de Bamako, qui paralyse une part importante du trafic routier. Les groupes armes qui controlent les principaux acces a la capitale malienne etranglent peu a peu la circulation, et les effets se font sentir bien au-dela des frontieres du Mali, jusque dans les gares routieres et les marches de la Guinee voisine.

Derriere ces perturbations se cachent des drames humains. La famille d Ousmane Balde vit dans l angoisse depuis pres d un mois. Ce commerçant de betail avait quitte Conakry pour rejoindre le marche de Kati, au Mali, et reste depuis introuvable. Selon ses proches, il aurait ete arrete et personne n a pu lui parler depuis son depart, le vingt-trois du mois dernier.

Ses parents racontent une situation d inquietude totale, sans savoir ou il se trouve ni dans quelles conditions il serait detenu. Malgre les nombreuses demarches entreprises pour le retrouver, la famille n a obtenu aucune information, et l absence de nouvelles nourrit jour apres jour son desarroi face a un voyage commercial devenu un cauchemar.

Depuis les attaques attribuees aux djihadistes du JNIM, le vingt-cinq avril dernier, c est l ensemble du trafic entre la Guinee et le Mali qui tourne au ralenti. A la gare routiere de Conakry, des dizaines de vehicules sont immobilises. Les chauffeurs expliquent qu au-dela d une certaine distance, autour de soixante-dix kilometres en territoire guineen, on leur conseille deja de faire demi-tour.

Pour les professionnels de la route, l activite est devenue presque impossible. Les transporteurs peinent a remplir leurs vehicules de passagers et se rabattent parfois sur le transport de bagages pour limiter les pertes. Beaucoup affirment ne plus pouvoir travailler normalement tant que la liaison vers Bamako demeure coupee par l insecurite qui regne sur l axe.

Le blocus pese lourdement sur l economie locale et oblige les commerçants a chercher des itineraires de remplacement. Certains expliquent devoir faire passer leurs camions par Dakar pour pouvoir regagner la Guinee, faute de pouvoir rejoindre Bamako. Le corridor Dakar-Bamako se trouve toutefois lui aussi fortement perturbe ces dernieres semaines, signe que l insecurite affecte desormais toute la region.

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