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Israël: élections législatives le 27 octobre, test pour Netanyahou

Israël: élections législatives le 27 octobre, test pour Netanyahou

Israël organisera ses prochaines élections législatives le 27 octobre, a annoncé ce dimanche la Knesset, dont le mandat s'achèvera le 17 juillet. Il s'agira du premier scrutin organisé depuis l'attaque du 7 octobre 2023, et il est largement considéré comme un référendum sur la capacité de Benjamin Netanyahou à diriger le pays. Selon les sondages, le Likoud, le parti de droite nationaliste du Premier ministre, resterait le premier parti d'Israël, mais serait talonné, voire donné à égalité, avec la formation de Gabi Eisenkot, un ancien chef d'état-major qui espère rassembler le centre et le centre-gauche. Dans un système à la proportionnelle intégrale, une majorité de 61 députés est nécessaire pour gouverner, ce qui contraindra le vainqueur à nouer des alliances. Au pouvoir quasiment sans interruption depuis 2009, Netanyahou détient le record de longévité à la tête du pays.

Israël se dirige vers des élections décisives. Le pays organisera ses prochaines élections législatives le 27 octobre, un scrutin qui s'annonce comme un test majeur pour Benjamin Netanyahou. Ce rendez-vous électoral est largement présenté comme un référendum sur la capacité du Premier ministre à continuer de diriger le pays, dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu.

La date a été fixée à la suite d'une annonce faite ce dimanche. C'est la Knesset, le Parlement israélien, qui a officialisé la tenue du scrutin, alors que son mandat doit s'achever le 17 juillet. La convocation des électeurs pour le 27 octobre ouvre ainsi une période de campagne qui devrait mobiliser l'ensemble de la classe politique israélienne dans les mois à venir.

Le vote revêt une portée particulière. Il s'agira du premier scrutin national organisé depuis l'attaque du 7 octobre 2023, un événement qui a profondément marqué le pays et bouleversé sa vie politique. Pour Netanyahou, ces élections représentent une forme d'heure de vérité, l'occasion pour les Israéliens de juger la manière dont il a conduit le pays depuis ce traumatisme.

Sur le papier, le Premier ministre conserve une position de force. Selon les sondages, le Likoud, son parti de droite nationaliste, resterait apparemment le premier parti d'Israël. Cette place de tête lui donnerait un avantage au moment d'entamer les tractations, mais elle ne suffit pas, à elle seule, à garantir son maintien à la tête du gouvernement.

Car la concurrence s'annonce serrée. Certains sondages donnent le Likoud à égalité avec la formation de Gabi Eisenkot, un ancien chef d'état-major de l'armée qui espère rassembler le centre et le centre-gauche pour tenter de barrer la route à Netanyahou. L'émergence de ce rival venu du monde militaire pourrait rebattre les cartes d'un paysage politique déjà fragmenté.

Le mode de scrutin complique encore l'équation. Dans un système à la proportionnelle intégrale, aucun parti ne peut espérer gouverner seul: il faut réunir une majorité de 61 députés à la Knesset. Même en arrivant en tête, le Likoud devrait donc trouver d'autres alliés pour former une coalition, une étape souvent longue et incertaine dans la vie politique israélienne.

Les sondages laissent d'ailleurs entrevoir une érosion de son soutien. Selon une récente enquête de l'université hébraïque de Jérusalem, seuls 29% des Israéliens se déclaraient favorables à son maintien au poste de Premier ministre en juin, contre 40% en mars. Âgé de 76 ans et visé par plusieurs affaires de corruption, Netanyahou a en outre vu son image d'homme de la sécurité ébranlée depuis les attaques du 7 octobre 2023. Il n'en reste pas moins combatif, affirmant qu'il compte se présenter et qu'il a l'intention de gagner.

Netanyahou aborde néanmoins ce scrutin fort d'une longévité exceptionnelle. Au pouvoir quasiment sans interruption depuis 2009, après un premier passage entre 1996 et 1999, il détient le record absolu de durée à la tête du pays, ce qui lui a valu le surnom de magicien pour sa capacité à retourner des situations compromises. Beaucoup d'analystes estiment toutefois qu'il lui sera cette fois très difficile de conserver son siège.

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