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Kenya : la capitale bouclée pour l'anniversaire des manifestations

Kenya : la capitale bouclée pour l'anniversaire des manifestations

À Nairobi, la capitale kényane, la journée marquant l'anniversaire des manifestations de la Gen Z s'est déroulée sous un imposant dispositif policier. Selon France 24, des personnes s'étaient donné rendez-vous dans la capitale, mais la police n'a pas autorisé de manifestation. Le ministre de l'Intérieur avait assuré que ce devait être une journée normale, avec des magasins ouverts et une circulation normale, mais c'est l'inverse qui s'est produit. Un très important dispositif policier a été déployé dans toute la capitale, en particulier dans le centre-ville et aux abords du Parlement, afin d'empêcher les rassemblements, les policiers arrêtant toute personne traversant le centre avec un drapeau. Une poignée d'organisations de la société civile est tout de même parvenue à déposer des fleurs en mémoire des martyrs de la Gen Z tués en 2024 et 2025, en réclamant que les policiers impliqués dans la mort de Kényans aillent en prison. Beaucoup s'interrogeaient sur la nécessité d'un tel déploiement, alors que de nombreuses écoles et entreprises étaient fermées.

Dans la capitale kényane, Nairobi, une journée censée commémorer les manifestations de la Gen Z s'est transformée en démonstration de force des autorités. Selon France 24, des personnes s'étaient donné rendez-vous dans la capitale pour marquer cet anniversaire, mais la police n'a pas autorisé de manifestation. Le rassemblement attendu s'est ainsi heurté d'emblée à une interdiction.

Les autorités avaient pourtant promis une journée sans heurts. Le ministre de l'Intérieur avait assuré que ce devait être une journée normale, avec des magasins ouverts et une circulation se déroulant normalement. Dans les faits, c'est tout l'inverse qui s'est produit, la capitale se réveillant sous tension plutôt que dans le calme annoncé.

Sur le terrain, le contraste avec ces promesses était saisissant. Un très important dispositif policier a été déployé dans toute la capitale, et tout particulièrement dans le centre-ville, aux abords du Parlement. L'objectif affiché était d'empêcher les rassemblements, les policiers allant jusqu'à arrêter toute personne qui traversait le centre-ville avec un drapeau.

Malgré ce verrouillage, quelques voix ont réussi à se faire entendre. Une poignée d'organisations de la société civile est parvenue jusqu'au centre pour déposer des fleurs. Nous aimons la paix, nous n'avons aucune intention de causer des dégâts, ont-elles plaidé, demandant à la police de les laisser terminer leur marche afin de déposer ces fleurs en mémoire des martyrs de la Gen Z tués en 2024 et 2025.

Au-delà de l'hommage, ces militants ont formulé une revendication précise. Présentant la fleur comme un symbole de respect et de dignité pour leurs frères, ils ont affirmé continuer à se battre pour la liberté du pays. Ils ont aussi exigé que tous les policiers impliqués dans la mort de Kényans soient envoyés en prison, liant la commémoration à une demande de justice.

L'ampleur du dispositif a fini par susciter des interrogations. Beaucoup se demandaient sur place s'il était réellement nécessaire de mobiliser autant de forces pour empêcher une trentaine de personnes d'accéder au centre-ville. Dans le même temps, de nombreuses écoles et de très nombreuses entreprises étaient fermées, l'activité de la capitale se trouvant largement paralysée par cette journée sous haute surveillance.

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