Le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a dressé un bilan de sa politique éducative, riche en chiffres, qui relance le débat sur la qualité de l'école.
Selon les données présentées, le budget consacré à l'éducation est passé de 58 à 99 milliards de dirhams entre 2021 et 2026, soit une hausse de plus de 68 pour cent.
Le bilan met aussi en avant 4 626 écoles dites pionnières, dont le programme bénéficie à deux millions d'élèves, ainsi que sept millions d'élèves inscrits dans le public en 2025 et 2026, et un préscolaire qui atteint 80 pour cent.
Le chef du gouvernement a évoqué une véritable renaissance éducative, un terme fort pour qualifier les progrès affichés.
Invité à réagir, le professeur Mohamed Gadira, spécialiste en politique éducative, a jugé le bilan mitigé, reconnaissant de réels efforts sur les infrastructures, l'investissement et la formation initiale des enseignants, ainsi que la tendance à la généralisation des écoles pionnières.
Il a toutefois insisté sur la nécessité d'une approche qualitative et non seulement quantitative, soulignant la grande différence entre l'école urbaine et l'école rurale, et estimant que la renaissance évoquée n'est ni partout, ni sur tous les points.
