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Russie : l'opposant Maxime Kruglov condamné à sept ans de prison

Russie : l'opposant Maxime Kruglov condamné à sept ans de prison

En Russie, Moscou fait taire une nouvelle voix critique avec la condamnation de Maxime Kruglov, membre du parti d'opposition Iabloko, à sept ans de prison. Selon Euronews, cette peine s'inscrit dans une nouvelle affaire judiciaire visant des membres de ce parti. Âgé de 39 ans, le député avait été placé en détention provisoire en octobre 2025 pour des accusations de diffusion de fausses informations à propos de l'armée russe, fondées sur des publications de 2022. Il devra passer les sept prochaines années dans une colonie pénitentiaire. En cause, deux publications d'avril 2022 sur les réseaux sociaux condamnant les pertes civiles provoquées par l'invasion russe de l'Ukraine, notamment dans la ville de Boutcha, jugées inacceptables par la justice russe qui y voit de fausses informations. Pour ses soutiens, il s'agit d'une condamnation répressive et politiquement motivée. Dans le box des accusés, Kruglov semblait déjà résigné, remerciant ceux qui le soutiennent.

En Russie, la justice vient de faire taire une nouvelle voix critique du pouvoir. Selon Euronews, Maxime Kruglov, membre du parti d'opposition Iabloko, a été condamné à sept ans de prison. Sa condamnation s'inscrit dans une nouvelle affaire judiciaire visant des membres de cette formation, dans un contexte de pression accrue sur les rares voix dissidentes encore audibles dans le pays.

L'homme visé par cette peine est une figure politique connue. Âgé de 39 ans, le député avait été placé en détention provisoire en octobre 2025, dans l'attente de son procès. Il devra désormais passer les sept prochaines années de sa vie dans une colonie pénitentiaire, à l'issue d'une procédure que ses partisans dénoncent comme dirigée contre lui en raison de ses prises de position.

Au coeur du dossier se trouvent deux messages publiés sur les réseaux sociaux. Ces publications, datées d'avril 2022, condamnaient les pertes civiles provoquées par l'invasion russe de l'Ukraine, en évoquant notamment la ville de Boutcha. Ce sont ces prises de parole, vieilles de plus de trois ans, qui ont servi de fondement aux poursuites engagées contre le député.

Pour les autorités russes, ces messages relèvent du délit plutôt que de l'expression d'une opinion. La justice considère que Kruglov a diffusé de fausses informations à propos de l'armée russe, une qualification largement utilisée depuis le début du conflit pour poursuivre ceux qui critiquent l'offensive. C'est sur cette base que la peine de sept ans a été prononcée.

Du côté de l'opposition, la lecture de l'affaire est radicalement différente. Pour ses soutiens, il s'agit d'une condamnation répressive et politiquement motivée, destinée à punir une position différente de celle de la direction du pays. L'organisation Amnesty International recense par ailleurs des dizaines de procédures engagées contre des opposants et des dissidents, signe selon eux d'une mécanique de répression plus large.

Dans le box des accusés, le condamné paraissait avoir anticipé l'issue du procès. Maxime Kruglov écoutait le verdict en semblant déjà résigné, remerciant ceux qui le soutiennent et appelant chacun à prendre soin de soi en évoquant une époque troublée. Pour cet opposant à Vladimir Poutine, les craintes exprimées avant l'audience se sont confirmées avec la lourde peine prononcée.

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