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Séisme au Venezuela: le bilan grimpe à 4 829 morts, trois semaines après

Séisme au Venezuela: le bilan grimpe à 4 829 morts, trois semaines après

Le bilan du double séisme qui a frappé le Venezuela le 24 juin ne cesse de grimper. Trois semaines après la catastrophe, il a de nouveau été revu à la hausse et s'établit désormais à 4 829 morts et 16 740 blessés, tandis que près de 21 000 personnes vivent dans des abris de fortune. De nombreux corps demeurent non identifiés: les dépouilles que personne ne vient réclamer sont conduites vers le cimetière de La Guaira, où elles sont inhumées sous une simple croix accompagnée d'une plaque. La colère monte parmi les sinistrés, qui accusent le gouvernement de la présidente par intérim Delcy Rodriguez de ne pas en faire assez, rapporte France 24. Dans les campements de fortune, la solidarité entre voisins est devenue le maître mot pour affronter le quotidien.

Plus de deux semaines après le double séisme qui a dévasté le nord du Venezuela, le bilan humain continue de s'alourdir de jour en jour. Selon les chiffres publiés par l'Assemblée nationale vénézuélienne et rapportés par France 24, le bilan officiel des deux secousses qui ont frappé Caracas, la capitale, et les zones côtières voisines le 24 juin s'établit désormais à 4 829 morts, après avoir de nouveau été revu à la hausse trois semaines après la catastrophe. Ce décompte grimpe sans interruption à mesure que les secouristes progressent dans les décombres et que de nombreuses dépouilles restent à identifier. La catastrophe, l'une des plus meurtrières de l'histoire récente du pays, a frappé de plein fouet l'état côtier de La Guaira, où des quartiers entiers ont été réduits à l'état de ruines.

Au-delà des morts, les autorités font état d'un lourd tribut chez les survivants. D'après les mêmes chiffres officiels, on dénombre 16 740 blessés, tandis que près de 21 000 personnes vivent désormais dans des abris de fortune, privées de logement par l'effondrement ou la fragilisation de leurs habitations. Dans ces campements improvisés, surnommés par endroits la ville des tentes, l'eau potable est acheminée par camion et les sinistrés s'organisent entre voisins, se prêtant meubles et électroménager pour tenir au jour le jour. Le chiffre des victimes n'a cessé de progresser depuis la secousse initiale, passant de quelques dizaines de morts dans les premières heures à plusieurs centaines, puis à des milliers au fil des jours. Chaque bâtiment fouillé, chaque étage dégagé révèle de nouvelles victimes, et les responsables préviennent que le bilan définitif pourrait encore s'alourdir dans les jours à venir.

Au-delà des morts confirmés, c'est le nombre des disparus qui donne la mesure du drame. Selon les estimations des Nations unies, près de 50 000 personnes demeurent introuvables, ensevelies sous les gravats ou portées manquantes dans le chaos qui a suivi la catastrophe. Sur les ruines de La Guaira, des centaines de familles continuent de veiller autour des immeubles effondrés, guettant le moindre signe de vie et espérant que leurs proches figurent parmi les rescapés que les équipes parviennent encore à extraire. Dans le même temps, les corps que personne ne vient réclamer sont acheminés vers le cimetière de La Guaira, où ils sont inhumés sous une simple croix accompagnée d'une plaque, faute d'avoir pu être identifiés.

L'effort de sauvetage a pris une dimension internationale, avec des secouristes venus de plus d'une vingtaine de pays pour prêter main-forte aux équipes vénézuéliennes épuisées. Sur le terrain, les sauveteurs recourent à des caméras d'inspection glissées dans les interstices des décombres et à des sonars capables de détecter d'éventuels mouvements sous les ruines. Une équipe turque, notamment, a été déployée pour scruter les gravats à la recherche de signes de vie. La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a décoré plusieurs de ces sauveteurs étrangers, les qualifiant de héros du Venezuela pour leur engagement.

Mais si la solidarité internationale est saluée, la gestion de la crise par les autorités suscite une colère grandissante. Parmi les sinistrés, nombreux sont ceux qui accusent le gouvernement de ne pas en faire assez, dénonçant la lenteur des secours, le manque d'abris et l'insuffisance de l'aide distribuée aux survivants. Cette exaspération se mêle à un espoir tenace de retrouver des proches vivants, dans un pays déjà fragilisé par des années de crise économique et politique avant que la terre ne se mette à trembler.

Le séisme qui a provoqué ce désastre s'est produit sous la forme d'un double choc d'une rare violence, deux puissantes secousses survenues à quelques dizaines de secondes d'intervalle le 24 juin, avec des magnitudes estimées autour de 7,2 et 7,5. Ces mouvements telluriques ont ravagé une large portion du littoral nord du Venezuela, faisant s'effondrer des immeubles d'habitation, coupant des routes et privant des régions entières d'électricité et d'accès. La proximité des deux secousses a amplifié les dégâts, ne laissant guère de répit aux structures déjà fragilisées.

Sur le plan humanitaire, la situation demeure critique alors que les besoins des populations touchées ne cessent d'augmenter. Les organisations de secours décrivent des besoins qui explosent, tandis que les hôpitaux, les abris et les réseaux d'aide sont soumis à une pression considérable. Le Venezuela a décrété un deuil national et continue d'appeler à l'aide internationale pour faire face à l'ampleur de la catastrophe. Pour les habitants de La Guaira, chaque journée qui passe se joue entre le deuil des disparus et l'espoir, de plus en plus mince, d'entendre encore une voix sous les décombres.

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