Dacia prépare sa nouvelle Spring pour le Mondial de Paris. Avec 80 ch et un prix sous les 18 000 euros, ce modèle doit concilier performance et accessibilité face à la concurrence.
Le Mondial de l'Auto de Paris se profile, et l'attention se tourne vers une annonce qui bouscule le segment des citadines électriques. Dacia a officialisé le lancement de la nouvelle génération de sa Spring, un modèle qui avait déjà fait parler de lui en rendant l'électrique accessible. Il ne s'agit pas d'un simple lifting, mais d'une refonte totale qui redéfinit les règles du jeu sur ce marché spécifique.
La première itération, assemblée en Chine, souffrait de compromis structurels inévitables. Pour cette seconde mouture, le constructeur change de cap en optant pour une architecture plus récente et une fabrication européenne. L'ambition est précise : conserver la simplicité et l'économie d'usage, tout en gagnant en crédibilité technique auprès d'un public plus exigeant.
Une motorisation enfin à la hauteur
L'évolution est flagrante dans les données techniques. La nouvelle Spring délivre 80 ch, soit 60 kW, un chiffre bien plus élevé que celui de la génération précédente. Ce couple de 175 Nm promet des reprises plus vives, un atout décisif lors des insertions sur autoroute ou des dépassements sur route départementale.
Dacia annonce un 0 à 100 km/h en 12,1 secondes et une vitesse de pointe de 130 km/h. Ce n'est pas une voiture de sport, mais ces chiffres élargissent le champ d'action au-delà du simple trajet urbain. L'agrément de conduite devrait ainsi gagner en fluidité et en confiance pour le conducteur.
La batterie LFP, un choix pragmatique
paragraphs": ["Côté stockage, la philosophie reste celle de la sobriété. La capacité utile est de 27,5 kWh, offrant une autonomie WLTP de 250 km. Dacia a privilégié un accumulateur compact afin de maîtriser à la fois le poids total et le coût final du véhicule.", "Le choix du lithium-fer-phosphate est stratégique. Cette technologie réduit la dépendance au nickel et au cobalt, tout en garantissant une excellente stabilité thermique. C'est une option qui séduira les acheteurs attentifs à la durabilité et à la simplicité de maintenance sur la durée."

Un prix pour rester accessible
L'argument décisif demeure le tarif. Dacia s'engage à maintenir la Spring sous la barre des 18 000 euros. Dans un marché où les prix explosent, cette position tarifaire agit comme un véritable bouclier face à l'inflation automobile.
Cette stratégie s'inscrit dans une dynamique plus large où les constructeurs tentent d'aligner les prix des électriques sur ceux des hybrides. C'est un enjeu de compétitivité majeur, notamment face aux marques chinoises qui pénètrent massivement le marché européen.

Le contexte d'une électrification accélérée
Les données du marché confirment l'accélération du phénomène. En septembre 2026, les véhicules électriques ont représenté 42 % des immatriculations neuves en France. La demande est réelle, stimulée par la hausse des carburants et la baisse des coûts d'usage quotidiens.
Pour François Provost, directeur de Renault, le cap est désormais franchi. Il reste à faire suivre les prix. La Dacia Spring, par sa positionnement, agit comme un catalyseur dans cette transition vers une mobilité plus propre et, surtout, plus abordable pour le grand public.

Enjeux et perspectives
Reste à observer si la production européenne permettra de tenir les délais et les coûts annoncés. La concurrence est féroce et les attentes des consommateurs sont élevées. Dacia a l'occasion de fixer les standards de la citadine électrique de demain.
Si la Spring 2027 parvient à marier performance, autonomie correcte et prix bas, elle pourrait devenir la référence absolue du segment. Paris en octobre sera le moment de vérité pour le constructeur roumain.
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