Le documentaire « Rabat, le nouveau visage de la capitale marocaine » diffusé le 9 octobre sur M6 dévoile une ville en pleine mutation, entre patrimoine ancestral et ambitieux projets contemporains.
Ce vendredi 9 octobre, à 13 h 40, M6 diffusera un documentaire de 47 minutes qui ne ressemble à aucun autre portrait de ville. Intitulé « Rabat, le nouveau visage de la capitale marocaine », ce film réalisé par Rabah Aït-Hamadouche s'attache à capturer une métropole en pleine ébullition, où le traditionnel dialogue avec le moderne n'est plus une métaphore mais une réalité architecturale et économique. Produit par Yannis Chebbi et Michael Kazan pour Electron Libre Productions et Mediawan, ce long métrage offre un accès exclusif à des lieux encore fermés au grand public, bousculant l'image d'une capitale souvent perçue comme calme ou administrative.
L'approche est immersive et résolument contemporaine. On y croise des architectes de renom, des artisans de la médina et des entrepreneurs qui redéfinissent les codes de l'hospitalité. Le film ne se contente pas de montrer des monuments, il suit les gens qui donnent vie à cette transformation, offrant un regard nuancé sur une destination qui aspire à devenir un pôle touristique majeur au Maroc.
L'ambition du sommet
Au cœur du documentaire, la tour Mohammed VI occupe une place centrale. C'est au sommet de cette structure que se trouve le Waldorf Astoria, un palace où l'excellence se joue dans le moindre détail. Guy Bertaud, directeur de l'établissement, y a trouvé une seconde carrière après avoir fréquenté les plus grands hôtels parisiens. Sa passion pour la ville transparaît dans chaque inspection de suite ou chaque préparation de réception internationale.
La caméra nous emmène dans les coulisses de cette exigence, jusqu'en cuisine où l'effervescence est palpable. Pour Mehdi, jeune pâtissier, cette expérience est une véritable épreuve grandeur nature. Ce contraste entre la jeunesse du personnel et le prestige de l'adresse illustre bien la dynamique de la ville, où le luxe ne se résume pas au décor mais à la précision du geste.

L'empreinte de Zaha Hadid
Sur les rives du Bouregreg, le nouveau Théâtre royal dessine une silhouette qui bouscule le paysage urbain. Conçu par Zaha Hadid, figure majeure de l'architecture contemporaine, cet édifice aux courbes fluides incarne les ambitions culturelles de Rabat. Le documentaire nous fait pénétrer dans ses entrailles, révélant un espace où la lumière et la matière se répondent avec une élégance rare.
Nathalie Marmey, habitante de la ville, y raconte sa transformation. Ce soir-là, la scène accueille la chanteuse de jazz Dee Dee Bridgewater, un choix qui souligne la volonté de Rabat de s'ouvrir aux grandes voix internationales. Cette découverte émotionnelle témoigne d'une cité qui ne se contente plus d'accueillir le tourisme, mais qui cherche à le créer.

Les visages de la médina
Loin des gratte-ciels, Nathalie Marmey incarne une autre face de la capitale. Française née à Rabat, elle y vit depuis cinq générations et parle couramment l'arabe. Son domaine, Dar Shâan, est une porte d'entrée sur la vie locale entre artisans et antiquaires. Sa gouaille et son énergie communicative font d'elle une ambassadrice naturelle de cette ville qu'elle connaît mieux que quiconque.
Son projet le plus ambitieux se situe dans le quartier de l'Océan, où elle prévoit de transformer une bâtisse abandonnée pour agrandir son concept store. Cette initiative accompagne l'essor de la ville et montre comment l'entrepreneuriat local peut dialoguer avec les grands projets touristiques. C'est un exemple concret de cette hospitalité plurielle qui caractérise désormais Rabat.

Le luxe à la marocaine
Zineb Ghazali a choisi de revenir à Rabat après dix ans passés en France. Ancienne auditrice financière, elle a fait le pari de la création de caftans de luxe en travaillant directement avec les artisans de Témara. Son retour illustre la capacité de la ville à attirer les talents et à les reconvertir dans des activités créatives à forte valeur ajoutée.
Le documentaire capture un moment de tension lors d'une commande urgente qui met son équipe à l'épreuve. Des broderies de son atelier jusqu'aux vagues de l'Atlantique, on suit le processus créatif de cette entrepreneuse qui redéfinit le luxe marocain. Sa présence dans le film souligne la richesse du tissu économique local et la diversité des profils qui font la force de cette destination en devenir.
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