Benjamin Lavernhe se confie sur son approche de la paternité et son rôle dans Les Misérables, tandis que Carlo Rambaldi reçoit une étoile sur le Walk of Fame et que le thriller Pumping Black recrute des figurants à Nice.
Le futur papa se confie
Le 29 septembre dernier, dans les jardins des Tuileries à Paris, Rebecca Marder a dévoilé son ventre arrondi lors du défilé Christian Dior. C'était un moment public, filmé par Vogue, où l'actrice échangait avec Rihanna. Cette image a confirmé une nouvelle majeure pour Benjamin Lavernhe, son compagnon depuis 2020. Les deux acteurs, qui se sont rencontrés à la Comédie-Française, s'apprêtent à accueillir leur premier enfant. Cette annonce survient alors que le comédien est en pleine promotion de son nouveau film, Les Misérables, attendu dans les salles le 14 octobre 2026. À 42 ans, il aborde donc une double transition, professionnelle et personnelle, qui le place au cœur de l'actualité cinéphile française.
Dans une interview accordée à La Tribune Dimanche le 10 octobre, Lavernhe a parlé de sa future paternité avec beaucoup de sincérité. Il a souligné l'importance d'être présent pour son enfant, une priorité qui, selon lui, imposera un nouveau rythme à sa carrière. Ce n'est pas une simple déclaration d'intention, mais une réflexion mûre de quelqu'un qui connaît bien la pression des plateaux de tournage et des saisons théâtrales. Il a admis que la présence d'un parent est indispensable, ce qui suggère qu'il sera prêt à ajuster son agenda pour y répondre. Cette transparence fait écho à la place qu'il occupe dans le paysage du cinéma français, où l'image de la star est souvent idéalisée, mais où la réalité de l'équilibre de vie reste une question complexe.
La surprise du comédien face à son rôle de Thénardier dans le film de Fred Cavayé illustre bien cette évolution. Lors de l'interview, il a confié ne pas avoir vu venir ce personnage. « Je ne l'ai pas vu venir ! », a-t-il déclaré. Pour lui, l'envie de jouer des grands rôles était traditionnellement associée au théâtre, comme Cyrano ou Ubu. Thénardier, un personnage emblématique de Victor Hugo, était un terrain inattendu, même si des acteurs comme Bourvil ou Clavier l'avaient déjà incarné à l'écran. Cette admission de surprise montre un artiste qui se laisse surprendre par les propositions, ce qui est rare dans un milieu où les carrières sont souvent très calibrées.
Le choix de Lavernhe pour ce rôle s'inscrit dans une carrière riche, marquée par quatorze années à la Comédie-Française et près de trente longs-métrages. Il est devenu une figure incontournable, mais il reste ouvert à des challenges inattendus. Cette adaptabilité est peut-être ce qui lui permet d'aborder la paternité avec autant de sérénité. Il ne se contente pas d'ajouter un rôle à sa filmographie, il réinvente sa place dans le monde du cinéma, en y intégrant cette nouvelle dimension de la vie familiale. C'est une posture qui se distingue de celle de nombreux acteurs, souvent plus centrés sur leur image publique que sur leur équilibre personnel.
Un blockbuster à la française
La sortie des Misérables s'inscrit dans une tendance récente du cinéma français, où les adaptations de grands classiques littéraires rencontrent un succès public notable. Après les adaptations des romans d'Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires et Le Comte de Monte-Cristo, c'est au tour de Victor Hugo de bénéficier d'un traitement grand luxe. Le film de Fred Cavayé, attendu le 14 octobre, s'inscrit dans cette lignée de productions ambitieuses qui cherchent à moderniser des œuvres du XIXe siècle. Cette stratégie est payante, car elle permet de toucher un large public tout en honorant un patrimoine littéraire majeur.
Le casting réunit des acteurs de premier plan, avec Vincent Lindon dans le rôle de Jean Valjean et Tahar Rahim dans celui de Javert. C'est la troisième collaboration entre ces deux comédiens et le réalisateur, après Pour elle et Mea culpa. Cette alchimie est un atout majeur pour le film, car elle garantit une intensité dramatique qui peut rivaliser avec des productions hollywoodiennes. L'attelage Valjean et Javert, incarné par des monstres sacrés du cinéma comme Harry Baur et Charles Vanel dans des versions antérieures, est ici réinventé avec une approche singulière et approfondie.
Camille Cottin et Benjamin Lavernhe interprètent le couple Thénardier, un duo de personnages emblématiques de l'œuvre de Hugo. Leur présence ajoute une couche de complexité à l'intrigue, car ces personnages sont souvent perçus comme des antagonistes purs et durs, mais le film semble chercher à leur donner une profondeur psychologique. Cette réinterprétation est cohérente avec la tendance actuelle du cinéma français à nuancer les figures historiques, plutôt que de les figer dans des archétypes simplistes. C'est une démarche qui enrichit le spectre émotionnel du récit et offre aux spectateurs une expérience plus subtile.
L'histoire elle-même reste fidèle au roman de 1862, avec le parcours de Jean Valjean, bagnard repenti, et la traque menée par l'intransigeant Javert. Le film s'inscrit dans la grande Histoire, de Waterloo aux barricades de 1832, ce qui lui confère une ampleur épique. Cette dimension historique est un facteur de différenciation par rapport aux adaptations plus contemporaines, car elle ancre le récit dans un contexte social et politique précis. C'est un choix qui permet au film de dépasser le simple divertissement pour toucher à des questions universelles de justice et de rédemption.

L'héritage de Rambaldi
Le 15 octobre 2026, Carlo Rambaldi recevra une étoile sur le Walk of Fame de Hollywood, à titre posthume. Cette distinction, annoncée par la Chambre de commerce d'Hollywood, est un hommage à un artiste qui a transformé des créatures imaginaires en personnages mémorables. Rambaldi, le créateur d'E.T. et d'Alien, est reconnu comme l'un des innovateurs les plus influents de l'histoire des effets spéciaux. Cette reconnaissance tardive souligne l'impact durable de son travail sur la culture cinématographique mondiale.
La cérémonie réunira plusieurs personnalités, dont Antonio Saccone, président de Cinecittà, et Cristina Rambaldi, petite-fille de l'artiste et vice-présidente de la Fondation Carlo Rambaldi. Matt Winston, fils du spécialiste des effets spéciaux Stan Winston, sera également présent. Cette présence de la famille et de collègues illustre la dimension humaine de cet hommage, qui ne se limite pas à une simple formalité. C'est une occasion de raviver la mémoire d'un artisan du cinéma, dont le travail a permis de donner vie à des mondes fictifs avec une crédibilité étonnante.
Parallèlement à la pose de l'étoile, l'Institut italien de culture de Los Angeles présente une exposition intitulée « Carlo Rambaldi : Dreaming the Cosmos ». Organisée par Cristina Rambaldi, cette exposition est ouverte du 14 octobre au 31 décembre 2026. Elle permet de découvrir une facette moins connue de l'artiste, en explorant son processus créatif et ses innovations techniques. Cette initiative est un moyen de prolonger la célébration de son héritage, en offrant au public un accès concret à son univers artistique.
La carrière de Rambaldi est marquée par trois Oscars, dont un Special Achievement Award pour King Kong en 1976, et les récompenses pour Alien et E.T. en 1979 et 1982. Sa collaboration avec Steven Spielberg, qui a débuté avec Rencontres du troisième type, est souvent citée comme un exemple de la synergie entre la créativité artistique et l'innovation technique. Son travail avec d'autres réalisateurs, comme David Lynch pour Dune, montre sa polyvalence, capable de passer du réalisme à la science-fiction. C'est un parcours qui traverse le cinéma italien et international, et qui continue d'inspirer les générations d'effets spéciaux actuelles.

Un thriller sur les plateaux
Le film Pumping Black, réalisé par Mimi Cave, est actuellement en cours de tournage en France, avec des prises prévues à Nice du 14 au 31 octobre. Le long-métrage met en vedette Natalie Portman et Jonathan Bailey, et il est décrit comme un thriller haletant, comparable à Whiplash et Black Swan. La production est à la recherche de figurants de tous âges et de tous types, une occasion pour les habitants de la région de participer à un projet de cette envergure.
L'intrigue suit Taylor Mace, un cycliste de 35 ans interprété par Jonathan Bailey, qui se sent dépassé par l'âge dans son sport. Il est pris sous l'aile d'Andrea Lathe, une médecin incarnée par Natalie Portman, animée par sa soif de victoire et de pouvoir. Alors que la course vers le Tour de France progresse, Taylor doit prendre des mesures de plus en plus sombres pour protéger son secret. Ce scénario propose une tension psychologique forte, qui s'éloigne des codes classiques du sport pour entrer dans le domaine du thriller existentiel.
La comparaison avec Whiplash et Black Swan, mentionnée par Variety, met en lumière la nature intense du récit. Ces deux films sont connus pour leur exploration des limites humaines et de la pression de la performance, des thèmes qui résonnent fortement dans le contexte du cyclisme professionnel. Pumping Black semble vouloir capitaliser sur cette dynamique pour offrir une expérience cinématographique immersive et nerveuse. C'est un pari audacieux pour un film qui se tourne partiellement en France, ce qui montre la capacité du cinéma international à s'appuyer sur des lieux et des talents locaux.
Le recrutement de figurants est un aspect pratique qui souligne l'impact économique et social des productions cinématographiques. Les prises sont rémunérées, et les candidats doivent fournir des informations personnelles et des photos récentes. Ce processus est standard, mais il témoigne de la logistique complexe qui entoure le tournage d'un film. Pour Nice, c'est une opportunité de se positionner comme un lieu de tournage attractif pour les productions internationales, ce qui renforce son image de ville cinéphile et dynamique.

Le found footage dans la comédie
Babysitting, la comédie de Philippe Lacheau et Nicolas Benamou, sera diffusée sur W9 le dimanche 18 octobre 2026 à 21h10. Sorti au cinéma en 2014, ce film marque les débuts de Lacheau derrière la caméra et a connu un succès qui a conduit à la réalisation d'une suite. La diffusion télévisée permet de redécouvrir une œuvre qui a marqué la comédie française de la décennie, avec son humour visuel et son rythme soutenu.
Le film utilise le dispositif du found footage, une partie du récit étant découverte à travers des images prétendument tournées par les personnages. Cette approche est inhabituelle pour une comédie populaire, car elle crée une tension narrative permanente. Le spectateur est invité à reconstruire les événements de la nuit, ce qui ajoute une couche de suspense à l'humour. C'est une innovation formelle qui a contribué à la singularité du film dans le paysage de la comédie française.
Avec un casting qui réunit Gérard Jugnot, Clotilde Courau, Alice David et d'autres membres de la Bande à Fifi, le film bénéficie d'une synergie comique forte. Le ton est celui d'une bande de copains, avec des gags qui reposent sur la complicité entre les acteurs. Cette dynamique est un atout majeur, car elle permet de créer une immersion dans l'univers des personnages. C'est un film qui s'adresse aux amateurs de comédies françaises et de films de bande, et qui continue de trouver son public grâce à sa diffusion télévisée.
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