L'Allemand Alexander Zverev a remporté la finale messieurs de Roland-Garros face à l'Italien Flavio Cobolli, 14e joueur mondial, au terme d'un match haletant. Pour le numéro 3 mondial, âgé de 29 ans, ce sacre sur la terre battue parisienne a une saveur particulière, tant il avait été attendu.
Ce trophée représente surtout le premier titre du Grand Chelem de sa carrière. Zverev s'était jusqu'ici incliné à trois reprises en finale d'un tournoi majeur, dont une à Roland-Garros en 2024, où il avait été battu par Carlos Alcaraz. Avec ce 25e titre, l'Allemand franchit enfin une marche que beaucoup pensaient hors de sa portée.
Le contexte du tournoi a joué en sa faveur. Plusieurs grands favoris avaient été éliminés plus tôt dans le tableau, à commencer par le numéro 1 mondial, l'Italien Jannik Sinner, mais aussi Novak Djokovic, qui cherchait à établir un record de victoires en Grand Chelem. À cela s'ajoutait l'absence du tenant du titre, l'Espagnol Carlos Alcaraz. Le tableau s'en est trouvé largement ouvert, et Zverev a rejoint la finale sans trop de difficultés.
La rencontre avait pourtant idéalement commencé pour l'Allemand. Il a remporté facilement le premier set sur le score de 6-1, profitant de la nervosité de Cobolli, qui paraissait impuissant face à son adversaire. Au service en particulier, Zverev s'est montré intraitable d'entrée de jeu.
L'Italien a toutefois su réagir dans la deuxième manche. Zverev a commis quelques fautes grossières qui ont permis à Cobolli de relancer la partie et d'empocher le deuxième set 6-4. Le match a alors basculé dans l'incertitude, l'Italien retrouvant des couleurs après un début compliqué.
Dans le troisième set, Zverev a retrouvé ses automatismes. De nouveau décisif sur ses mises en jeu, il a repris l'avantage en s'imposant là aussi 6-4. Le quatrième set s'est ensuite transformé en véritable bataille, considérée comme le tournant de la rencontre, les deux joueurs se battant avec acharnement pour conserver leur service jusqu'au jeu décisif.
C'est dans ce tie-break que Zverev a fait la différence pour aller chercher le titre. L'Allemand a notamment pu s'appuyer sur l'une de ses armes maîtresses, son service, lui qui est considéré comme l'un des meilleurs serveurs du circuit. Lors de cette finale, il a servi à plus de 200 kilomètres-heure en moyenne, rendant la tâche extrêmement difficile à son adversaire.
