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L'armée israélienne a mené vendredi des frappes sur une trentaine de localités dans le sud du Liban, faisant au moins onze morts selon les autorités libanaises. Benyamin Netanyahou affirme que ses troupes ont franchi le fleuve Litani et progressent vers le nord en territoire libanais, tandis qu'un missile s'est abattu sur un bâtiment résidentiel dans la banlieue de Beyrouth.
Les bombardements israéliens se sont poursuivis sans relâche sur le territoire libanais ce vendredi, touchant une trentaine de localités concentrées dans le sud du pays. Selon les autorités de Beyrouth, ces frappes aériennes et tirs d'artillerie ont coûté la vie à au moins onze personnes, venant alourdir un bilan humain qui ne cesse de s'aggraver depuis le début des opérations militaires israéliennes au Liban en mars dernier.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré que les forces de Tsahal avaient désormais franchi le fleuve Litani, ligne de démarcation historique dans le sud du Liban, et continuaient leur progression vers le nord en territoire libanais. Cette avancée marque une escalade significative dans l'occupation militaire israélienne du pays voisin, étendant la zone de contrôle bien au-delà de ce qui avait été initialement présenté comme une opération limitée de sécurité frontalière.
Dans la banlieue de Beyrouth, un missile israélien s'est abattu sur un bâtiment situé au cœur d'une zone résidentielle, provoquant des dégâts considérables et semant l'effroi parmi les habitants du quartier. L'armée israélienne affirme cibler exclusivement les infrastructures du Hezbollah pro-iranien, mais le bilan civil contredit cette affirmation aux yeux de nombreux observateurs internationaux et des autorités libanaises.
L'état d'alerte a également été déclenché dans le nord d'Israël après le tir de plusieurs projectiles en direction du territoire israélien. L'un d'entre eux n'a pas été intercepté et s'est abattu dans la région de Kiryat Shmona sans faire de blessés, selon les forces de défense israéliennes. Ces tirs de représailles attribués au Hezbollah illustrent la spirale d'escalade qui rend tout cessez-le-feu de plus en plus hypothétique.
Ce regain de violences intervient dans un contexte diplomatique tendu, alors que les négociations entre Washington et Téhéran sur une extension du cessez-le-feu de soixante jours supplémentaires sont au point mort. Le président américain Donald Trump s'est montré optimiste quant à une issue favorable, évoquant des progrès sur la réouverture du détroit d'Hormuz, mais la situation sur le terrain au Liban semble évoluer dans une direction diamétralement opposée aux aspirations de paix affichées par les parties prenantes.