Une étude américaine révèle que la crème végétale non laitière est devenue la principale source de calories cachées dans le café, dépassant le sucre et le lait.
L'étude publiée dans le Journal of la Academy of Nutrition and Dietetics démontre que la crème végétale non laitière est devenue la principale source de calories dans le café américain, dépassant le sucre et le lait.
Cette découverte contredit l'idée que les substituts végétaux sont systématiquement plus sains, car ils contiennent souvent des huiles hydrogénées riches en graisses saturées.
Une hausse calorique de 40 % en quinze ans
Les chercheurs de l'université Tufts ont analysé les données de 30 459 adultes sur une période de quinze ans.
Leur constat est clair : la quantité de café bue est restée stable, mais l'apport calorique a bondi de 43 à 60 kilocalories par jour.
Cette augmentation de près de 40 % s'explique principalement par la popularité croissante des crèmes végétales.
Le triomphe de la crème végétale
En 2018, la crème non laitière fournissait 18,5 kilocalories par jour, contre seulement 7,71 en 2003.
Elle devance désormais le sucre et les sirops (16 kilocalories) ainsi que le lait de vache (11 kilocalories).
Les ajouts non laitiers ont presque triplé en poids, passant de 3,65 à 10,5 grammes par jour.

Les graisses cachées du petit-déjeuner
Yongyi Pan, chercheur principal, explique que ces crèmes en poudre contiennent environ 20 % de graisses saturées.
Ces graisses proviennent souvent d'huiles hydrogénées, qui sont très denses en calories et peu recommandées pour la santé cardiovasculaire.
Les boissons végétales pures, en revanche, pèsent beaucoup moins lourd dans le bilan nutritionnel.
Une méthode d'analyse rigoureuse
L'étude s'appuie sur huit cycles de l'enquête NHANES, la référence américaine en matière de données nutritionnelles.
Chaque participant a décrit deux fois tout ce qu'il avait mangé et bu la veille, permettant une analyse fine des ajouts au café.
Les chercheurs ont séparé méthodiquement le café de ses ajouts pour isoler l'impact de chaque ingrédient.

Corrélation avec le mode de vie
L'étude met en lumière une corrélation intéressante entre le sommeil, le travail et la consommation de café.
Les adultes qui dorment moins ou qui travaillent plus longtemps boivent davantage de café, souvent avec plus d'ajouts caloriques.
Ce phénomène s'explique par la recherche d'une énergie rapide pour compenser la fatigue.
Des limites à prendre en compte
Les résultats restent descriptifs et s'arrêtent en 2018, avant l'explosion récente des coffee shops en France.
Les participants ont déclaré eux-mêmes leur alimentation, ce qui peut introduire des biais de déclaration.
Les moyennes incluent les non-buveurs, ce qui sous-estime probablement l'apport réel des amateurs de café.

Implications pour la santé publique
Cette étude alerte sur la nécessité de mieux informer les consommateurs sur la composition réelle des boissons « healthy ».
Les professionnels de santé doivent intégrer cette donnée dans leurs recommandations alimentaires.
Il est essentiel de distinguer les boissons végétales pures des crèmes pour café enrichies en huiles industrielles.
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