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Arthrose du genou : les leviers concrets pour éviter la prothèse HEALTH · FR

Arthrose du genou : les leviers concrets pour éviter la prothèse

Yolande Faure Yolande Faure yolandefaure.avalw.com · 37 reads Respect0 Save Share Read only
READS15live count PUBLISHED9 Oct2026 READING TIME4 min799 words LANGUAGEFrench
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Le Pr Francis Berenbaum détaille les options thérapeutiques pour préserver la mobilité des patients souffrant d'arthrose du genou, un dossier central du Mag de la Santé diffusé ce jeudi.

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Le genou qui craque en montant les escaliers, la raideur matinale qui dure plus de quelques minutes, la difficulté à marcher plus de quelques centaines de mètres. Ce sont les signaux d'alerte que le Pr Francis Berenbaum, rhumatologue, s'apprête à décrypter ce jeudi 8 octobre sur France 2. Dans le cadre de l'émission « Le Mag de la Santé », animée par Flavie Flament, le spécialiste va faire le point sur une pathologie qui touche des millions de Français et qui, bien souvent, n'est pas diagnostiquée assez tôt.

L'enjeu est de taille. L'arthrose du genou n'est pas seulement une usure mécanique. C'est une inflammation chronique qui modifie la structure de l'articulation et qui, si elle n'est pas prise en charge, peut mener à la perte totale d'autonomie. L'invité du jour ne se contentera pas de lister des traitements. Il va surtout aider les téléspectateurs à faire le tri parmi les solutions existantes, souvent contradictoires, pour préserver au mieux sa mobilité le plus longtemps possible.

Reconnaître les premiers signes avant la douleur

Beaucoup de patients consultent quand la douleur est installée depuis des mois. Or, le rhumatologue insiste sur l'importance de repérer les symptômes précoces. La raideur qui survient après une période d'immobilité, comme au réveil ou après avoir été assis longtemps, est un marqueur classique. Elle ne dure que quelques minutes, ce qui la distingue de l'arthrite inflammatoire où la raideur persiste plus de trente minutes.

La douleur elle-même change de profil. Elle est mécanique au début, liée à l'effort, et s'installe progressivement au repos. Le gonflement, même discret, est aussi un signe à surveiller. Le Pr Berenbaum rappelle que l'imagerie, notamment la radio, reste l'examen de référence pour confirmer le diagnostic, mais que la clinique reste primordiale pour évaluer la sévérité réelle des lésions.

L'examen clinique reste primordial pour évaluer la sévérité des lésions.
L'examen clinique reste primordial pour évaluer la sévérité des lésions.

Le sport, allié ou ennemi ?

C'est la question que tout le monde se pose. Peut-on continuer à faire du sport quand on a de l'arthrose ? La réponse est oui, mais avec des nuances. Le rhumatologue déconseille les activités à impact répété, comme la course sur terrain dur ou le tennis, qui sollicitent excessivement l'articulation. En revanche, le vélo, la natation ou la marche restent des options excellentes pour maintenir la musculature et la souplesse des tissus périarticulaires.

L'activité physique régulière agit aussi comme un anti-inflammatoire naturel. En maintenant un poids de forme, on réduit la charge mécanique sur le genou. Le Pr Berenbaum souligne que la sédentarité, par contre, est le pire ennemi de l'articulation. Un genou immobilisé perd de sa mobilité et la douleur s'aggrave, créant un cercle vicieux qu'il faut briser par le mouvement adapté.

Le vélo et la natation sont des activités recommandées pour préserver la mobilité.
Le vélo et la natation sont des activités recommandées pour préserver la mobilité.

Au-delà des antalgiques

Les médicaments soulagent, mais ne guérissent pas. Les antalgiques et les anti-inflammatoires non stéroïdiens restent la première ligne de défense contre la douleur. Cependant, leur usage prolongé peut avoir des effets indésirables, notamment sur l'estomac et les reins. Le spécialiste invite donc à réfléchir à des alternatives ou à des compléments de traitement.

Les infiltrations de corticoïdes ou d'acide hyaluronique peuvent apporter un soulagement temporaire, notamment en période de poussée inflammatoire. Ces injections, réalisées par un rhumatologue, visent à calmer l'inflammation locale. Elles ne sont pas une solution définitive, mais elles peuvent aider à retrouver une mobilité suffisante pour pratiquer de la rééducation ou du sport, ce qui est essentiel pour la préservation de l'articulation à long terme.

L'évaluation globale du patient est la clé d'un traitement efficace.
L'évaluation globale du patient est la clé d'un traitement efficace.

Quand envisager la chirurgie ?

La prothèse de genou n'est pas une fatalité, mais elle reste une option valable quand les autres solutions ont été épuisées. Le Pr Berenbaum est clair : on n'opère pas une radio, on opère un patient. Si la douleur empêche de dormir, si la mobilité est très limitée et si la qualité de vie est fortement dégradée malgré le traitement médical, la chirurgie devient une solution sérieuse.

Aujourd'hui, les techniques sont moins invasives que par le passé. Les délais de récupération sont plus courts et les résultats fonctionnels sont très bons. Le spécialiste rappelle que le choix du moment opératoire est crucial. Trop tôt, on expose le patient à un risque inutile. Trop tard, la déformation de l'articulation rend l'intervention plus complexe et la récupération plus difficile.

Un diagnostic personnalisé, la clé

L'arthrose du genou n'est pas une pathologie unique. Chaque patient présente un profil différent, avec des degrés de lésion variables et des facteurs de risque spécifiques. C'est pourquoi le rhumatologue insiste sur l'importance d'une évaluation globale. Poids, activité physique, état musculaire, présence d'autres pathologies articulaires, tout doit être pris en compte pour construire un plan de traitement sur mesure.

Le Pr Francis Berenbaum conclut en rappelant que la prévention reste la meilleure des stratégies. Maintenir un poids de forme, pratiquer une activité physique régulière, éviter les traumatismes répétés, ce sont les piliers d'une vie sans arthrose. Mais si les dégâts sont déjà faits, il n'est jamais trop tard pour agir. Avec les bons traitements et le bon suivi, la majorité des patients peuvent conserver une bonne mobilité et une qualité de vie satisfaisante.

Questions fréquentes

Quel est le signe principal qui distingue l'arthrose du genou de l'arthrite inflammatoire ?

La durée de la raideur matinale permet de faire la différence. Dans le cas de l'arthrose, cette raideur ne dure que quelques minutes, tandis qu'elle persiste plus de trente minutes pour l'arthrite.

Quelles activités physiques sont recommandées pour préserver la mobilité du genou atteint d'arthrose ?

Le vélo, la natation et la marche sont les options idéales pour maintenir la musculature et la souplesse. Il est en revanche déconseillé de pratiquer des sports à impact répété comme la course sur terrain dur ou le tennis.

Pourquoi les infiltrations d'acide hyaluronique ne constituent-elles pas une solution définitive ?

Ces injections visent uniquement à calmer l'inflammation locale pour apporter un soulagement temporaire. Elles servent surtout à retrouver une mobilité suffisante afin de pouvoir pratiquer de la rééducation ou du sport.

Quels sont les critères pour envisager une prothèse de genou selon le Pr Berenbaum ?

La chirurgie est envisagée lorsque la douleur empêche de dormir et que la qualité de vie est fortement dégradée malgré les traitements médicaux. Le spécialiste rappelle qu'on opère un patient et non une radio, ce qui signifie que la décision dépend de l'état global de la personne.

Quel est le risque principal lié à la sédentarité pour une articulation du genou souffrante ?

L'immobilisation entraîne une perte de mobilité et une aggravation de la douleur, créant ainsi un cercle vicieux. Le mouvement adapté est donc essentiel pour briser cette dynamique négative.

Quel examen médical est considéré comme la référence pour confirmer le diagnostic d'arthrose du genou ?

La radio reste l'examen de référence pour confirmer le diagnostic. Cependant, l'évaluation clinique demeure primordiale pour déterminer la sévérité réelle des lésions.

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Yolande Faure 2026-10-09 · 4 min read · 15 reads
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