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Une exposition à la Cinémathèque de Paris redécouvre Marilyn Monroe

Une exposition à la Cinémathèque de Paris redécouvre Marilyn Monroe

La Cinémathèque de Paris consacre une grande exposition à Marilyn Monroe, qui aurait eu cent ans cette année. Le parcours retrace l'évolution de Norma Jeane Baker, de pin-up des années 1940 à icône d'Hollywood, et la comédienne qui a cherché à s'émanciper de son image de blonde.

La Cinémathèque de Paris consacre une grande exposition à Marilyn Monroe, l'une des icônes les plus célèbres d'Hollywood, qui aurait eu cent ans cette année. L'événement entend retracer l'évolution de l'artiste et faire redécouvrir la comédienne derrière l'ombre envahissante du sex-symbole, une figure qui, de ses débuts de jeune recrue à sa starification absolue, n'a, selon le parcours proposé, jamais vraiment été prise au sérieux.

L'exposition revient d'abord sur les origines de l'icône. Née orpheline sous le nom de Norma Jeane Baker, elle devient pin-up dans les années 1940, avant qu'Hollywood ne s'empare d'elle pour la transformer en Marilyn Monroe. C'est cette fabrication d'une star, du nom de naissance jusqu'à la légende, que le parcours cherche à éclairer pour le public parisien.

Son nom reste attaché à des comédies devenues cultes, comme « Certains l'aiment chaud » ou « Les hommes préfèrent les blondes ». Dans ces films, elle incarne des femmes fatales à la fois sexy et naïves, des rôles qui ont profondément marqué l'histoire du cinéma tout en contribuant à l'enfermer dans un personnage récurrent dont il lui sera difficile de se défaire.

Ces personnages de blonde un peu idiote ont donné naissance à des films aujourd'hui inoubliables, mais ils renvoyaient aussi une image jugée dévalorisante. C'est précisément cette tension entre l'immense succès populaire et l'étiquette réductrice qui lui collait à la peau que l'exposition met en avant pour relire la trajectoire de l'actrice.

À partir du milieu des années 1950, Marilyn Monroe a cherché à s'émanciper de cette image. Elle a mis de la distance entre Hollywood et elle en s'installant à New York, où elle a fondé sa propre société de production. Elle a également médiatisé sa volonté d'accéder à des rôles plus diversifiés et plus complexes que ceux qu'on lui confiait jusqu'alors.

Cette quête de reconnaissance s'est traduite par des rôles plus sombres, à l'image de son personnage dans « Les Désaxés », un film écrit par celui qui était alors son mari. À travers ces choix, l'exposition s'attache à montrer une comédienne ambitieuse et lucide, bien différente de la blonde platine à laquelle le public l'a longtemps résumée.

En réunissant ce parcours, de l'orpheline Norma Jeane Baker à la star planétaire en passant par la productrice installée à New York, la Cinémathèque de Paris propose de regarder autrement une artiste longtemps réduite à son seul physique. Un siècle après sa naissance, l'exposition invite les visiteurs à redécouvrir l'actrice qui se cachait derrière le mythe.

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