Un directeur d'etablissement scolaire a pris une decision radicale en interdisant l'acces a la plateforme Pronote pour l'ensemble de ses eleves et en demandant aux enseignants de ne plus donner de devoirs necessitant l'utilisation d'un ecran. Selon les informations rapportees par France 24, Sebastien Blondeau a explique que le principe etait tres simple : un enfant n'a pas besoin d'un smartphone pour son travail scolaire.
Cette mesure implique des concessions assumees par l'etablissement. Les eleves ne peuvent plus consulter en ligne les ressources pedagogiques habituellement disponibles via Pronote, comme les videos de volcans en eruption ou les cartes en couleur fournies par les professeurs d'histoire-geographie, qui seront desormais distribuees en photocopie noir et blanc. Le directeur reconnait que cela represente une perte, mais estime que les risques lies a l'exposition des enfants aux ecrans sont trop importants pour justifier le maintien de ces pratiques.
Il ne s'agit toutefois pas de proscrire totalement le numerique dans l'etablissement. Des salles informatiques et des tablettes restent disponibles pour les eleves, mais leur utilisation est strictement encadree et ne peut se faire que sous la supervision directe d'un professeur. Cette approche permet de maintenir l'apprentissage des outils numeriques tout en limitant l'exposition non encadree des enfants aux ecrans.
Les enseignants eux-memes continuent d'utiliser regulierement les outils numeriques dans leurs cours, incluant des sites internet et d'autres ressources en ligne. La difference fondamentale reside dans le fait que c'est desormais le professeur qui controle l'acces et l'utilisation du numerique en classe, et non plus l'eleve de maniere autonome a son domicile.
Cette initiative s'inscrit dans un debat plus large en France sur la place du numerique a l'ecole et la protection des enfants face aux risques lies aux ecrans et aux smartphones. Alors que certains etablissements multiplient les outils numeriques, d'autres comme celui de Sebastien Blondeau font le choix inverse, estimant que la protection des eleves doit primer sur la modernite technologique. L'experience sera suivie de pres par les acteurs de l'education pour evaluer son impact sur les resultats scolaires et le bien-etre des eleves.
