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Tunisie : le journaliste Mourad Zridi en grève de la faim, sa famille lance un appel

Tunisie : le journaliste Mourad Zridi en grève de la faim, sa famille lance un appel

En Tunisie, le journaliste franco-tunisien Mourad Zridi, détenu depuis plus de deux ans, est en grève de la faim depuis quatre jours. Condamné de nouveau en mai à trois ans et demi de prison pour blanchiment et évasion fiscale, il bénéficie du soutien de plusieurs associations qui dénoncent un acharnement judiciaire.

En Tunisie, le journaliste franco-tunisien Mourad Zridi est en grève de la faim depuis quatre jours, une décision qui a poussé sa famille à sortir publiquement pour alerter sur sa situation. Détenu depuis plus de deux ans, il se trouve au cœur d'une affaire judiciaire que ses proches et plusieurs organisations dénoncent désormais ouvertement.

La mobilisation de ses proches s'est traduite par une prise de parole publique. La famille de Mourad Zridi a tenu une conférence de presse pour attirer l'attention sur le sort du journaliste. La rencontre s'est déroulée le matin au siège du syndicat des journalistes tunisiens, un lieu hautement symbolique pour ce type de mobilisation.

Le parcours judiciaire de Mourad Zridi s'est alourdi avec le temps. Après une première condamnation en 2024, il a de nouveau été condamné en mai dernier à trois ans et demi de prison. Cette nouvelle peine a été prononcée pour des faits de blanchiment d'argent et d'évasion fiscale, venant prolonger une détention déjà longue.

Pour sa famille, la situation a atteint un point critique. Sa sœur a décrit la démarche comme un cri de désespoir et un appel à l'aide. Elle a insisté sur l'importance de ne pas le laisser seul, estimant que la solidarité envers lui était la chose la plus naturelle à faire dans de telles circonstances.

Le soutien ne se limite pas au cercle familial. Le samedi 6 juin, un ensemble d'associations a publié un communiqué de soutien au journaliste. Parmi les signataires figurent le syndicat des journalistes, la Ligue tunisienne des droits de l'homme ainsi que l'association des femmes démocrates.

Dans ce communiqué, ces organisations ont employé des termes forts pour qualifier la situation. Elles ont souligné, selon leurs mots, l'acharnement judiciaire dont Mourad Zridi serait victime. Cette expression résume la lecture que font ses soutiens de l'accumulation des procédures engagées à son encontre.

À ce stade, les marges de manœuvre apparaissent réduites. Il ne resterait aujourd'hui que très peu de recours juridiques pour le journaliste. Entre la grève de la faim entamée, la peine prononcée en mai et l'appel lancé par sa famille, l'affaire Mourad Zridi demeure suspendue à une issue encore incertaine.

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