La myopie progresse fortement chez les enfants et le temps d'écran est de plus en plus mis en cause. Une vaste étude chiffre le risque, alors que la rentrée relance le débat sur la prévention.
À l'heure de la rentrée, une préoccupation de santé revient sur le devant de la scène. La myopie progresse fortement chez les enfants, et le temps passé devant les écrans est de plus en plus pointé du doigt par les spécialistes.
Le phénomène n'a rien d'anecdotique. Partout dans le monde, de plus en plus de jeunes voient flou de loin, au point que les professionnels de la vue parlent désormais d'une véritable épidémie de myopie à l'échelle planétaire.
Une progression spectaculaire
Les chiffres donnent le vertige. Selon les données disponibles, environ un enfant sur trois dans le monde est aujourd'hui myope, une proportion qui n'a cessé d'augmenter au fil des dernières décennies dans de nombreux pays.
Les projections sont tout aussi frappantes. À l'horizon 2050, plus de 740 millions d'enfants pourraient être concernés, si la tendance actuelle se poursuit sans mesures de prévention déployées à grande échelle.
La France n'échappe pas au mouvement. Selon les mêmes sources, près d'un adolescent sur deux, âgé de 11 à 13 ans, serait déjà myope, un signe que le problème touche désormais des enfants de plus en plus jeunes.
Le rôle central des écrans

Parmi les facteurs mis en avant, le temps passé devant les écrans occupe une place centrale. Une vaste analyse scientifique est venue récemment préciser l'ampleur de ce lien longtemps soupçonné mais difficile à quantifier.
Publiée en 2025 dans la revue JAMA Network Open, cette méta-analyse a regroupé quarante-cinq études portant sur plus de 335 000 enfants et adolescents âgés de 2 à 17 ans, ce qui lui confère un poids statistique considérable.
Le résultat est sans ambiguïté. Selon cette étude, chaque heure supplémentaire passée quotidiennement devant un écran augmente d'environ 21 pour cent le risque de développer une myopie chez l'enfant concerné.
Les chercheurs décrivent une progression rapide. À une heure par jour, le risque grimpe de 5 pour cent, mais il atteint près de 97 pour cent à quatre heures quotidiennes, un seuil pourtant courant chez beaucoup de jeunes aujourd'hui.
Pour les enfants déjà myopes, la note est encore plus lourde. Une heure d'écran supplémentaire par jour serait associée à un risque d'aggravation de l'ordre de 54 pour cent, toujours selon ces mêmes travaux scientifiques.
Pourquoi il ne faut pas la négliger
La myopie ne se résume pas à une simple gêne que l'on corrige avec des lunettes. Lorsqu'elle est forte, elle peut ouvrir la voie à des complications sérieuses au fil de la vie, qui surviennent souvent bien plus tard.
Les spécialistes citent notamment la dégénérescence maculaire liée à la myopie, le décollement de rétine, le glaucome ou encore l'apparition précoce d'une cataracte, autant de troubles qui peuvent menacer durablement la vue.
Des gestes simples pour protéger les yeux
Face à ce constat, la prévention repose sur des mesures accessibles. Réduire le temps d'écran, en particulier chez les plus jeunes, figure parmi les recommandations les plus souvent avancées par les professionnels de santé.
Passer davantage de temps à l'extérieur, à la lumière du jour, est également considéré comme protecteur. Un dépistage visuel régulier chez l'opticien ou l'ophtalmologiste permet enfin de repérer et de suivre la myopie à temps.
À l'heure où les écrans occupent une place croissante dans le quotidien des enfants, ces gestes simples prennent tout leur sens. La rentrée peut être l'occasion de rééquilibrer les habitudes, avant que la vue n'en pâtisse.
myopie: mieux traité qu ailleurs.
Bon contexte autour de myopie.
Très bonne couverture de myopie.

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