Depuis 2026, le système d'entrée et de sortie EES est pleinement opérationnel aux frontières de l'espace Schengen. Biométrie, fin du tampon, données conservées : ce qui change pour les voyageurs.
Voyager vers l'Europe ne se fait plus tout à fait comme avant. Depuis 2026, le système d'entrée et de sortie, connu sous le nom d'EES, est pleinement opérationnel aux frontières de l'espace Schengen et modifie en profondeur les formalités pour de nombreux voyageurs venus de l'étranger.
Un déploiement en deux temps
La mise en place de l'EES s'est faite progressivement. Le déploiement partiel a débuté le 12 octobre 2025 dans 29 pays, avant que le système ne devienne pleinement opérationnel le 10 avril 2026 à l'ensemble des points de passage des frontières extérieures de l'espace Schengen.
L'EES concerne 29 pays européens de l'espace Schengen. Seules l'Irlande et Chypre font exception et conservent leurs contrôles traditionnels, avec le tampon apposé manuellement sur les passeports comme cela se pratiquait jusqu'à présent aux frontières.
Qui est concerné par le nouveau dispositif
Le système s'applique aux ressortissants de pays tiers effectuant de courts séjours, qu'il s'agisse de tourisme, de voyages d'affaires ou de propriétaires de résidences sans titre de séjour. Ce sont donc les visiteurs venus de l'extérieur de l'Union qui sont directement visés par la mesure.
Plusieurs catégories restent toutefois exemptées. C'est le cas des citoyens de l'Union et de l'espace Schengen, des titulaires d'un visa de long séjour, ainsi que des résidents d'Andorre, de Saint-Marin, du Vatican et de Monaco, qui ne sont pas soumis à ces nouvelles formalités.
La fin du tampon sur le passeport

Concrètement, l'EES remplace le tampon manuel apposé sur les passeports par un enregistrement numérique et biométrique. À chaque passage de frontière, les données du voyageur sont contrôlées, enregistrées et vérifiées en temps réel par les autorités compétentes.
Quelles données sont collectées
Les informations recueillies sont nombreuses. Le système enregistre les noms, les numéros de passeport, les dates et lieux d'entrée et de sortie, les photographies du visage ainsi que les empreintes digitales de chaque voyageur concerné par le dispositif.
Une exception est prévue pour les plus jeunes. Les enfants de moins de 12 ans fournissent une photographie, mais ne sont pas tenus de donner leurs empreintes digitales, une mesure destinée à adapter le contrôle à leur situation particulière lors du passage.
Combien de temps les données sont conservées
La question de la conservation des données est encadrée. En règle générale, les informations sont gardées pendant trois ans. Ce délai est porté à cinq ans lorsqu'aucune sortie n'a été enregistrée à l'expiration de la durée de séjour autorisée du voyageur.
Des premiers résultats déjà visibles
Quelques mois après son lancement, l'EES affiche déjà des résultats concrets. Depuis le début du déploiement, plus de 24 000 personnes se sont vu refuser l'entrée sur le territoire, et plus de 600 individus ont été signalés comme des menaces potentielles pour la sécurité.
Des voyages plus encadrés
Présenté comme un outil à la fois de simplification et de sécurité, l'EES marque une étape importante dans la gestion numérique des frontières européennes. Pour les voyageurs venus de l'extérieur de l'Union, il faudra désormais composer avec ces nouvelles formalités à chaque passage.
Beau regard en profondeur sur frontières.

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