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Cedric Cabrol propose de creer une autoroute de la pluie en plantant 10 millions d'arbres entre le Pays basque et le Massif central pour lutter contre la secheresse. Le projet s'appuie sur l'evapotranspiration des plantes qui represente deux tiers des precipitations continentales. Le Paulownia, arbre chinois a croissance ultra-rapide, est au coeur du dispositif.
Face a la multiplication des episodes de secheresse, un projet ambitieux voit le jour en France : l'autoroute de la pluie. L'idee, portee par Cedric Cabrol, consiste a planter 10 millions d'arbres pour creer un corridor de vegetation perenne entre le Pays basque et le Massif central, afin de renforcer le cycle naturel de l'eau.
Le principe repose sur un mecanisme scientifique fondamental : l'evapotranspiration des plantes represente deux tiers des precipitations continentales, ce qu'on appelle l'eau verte. Seulement un tiers provient des oceans, l'eau bleue. En plantant massivement des arbres, on augmente la quantite d'eau reenvoyee dans l'atmosphere, favorisant ainsi le retour des pluies.
Piece maitresse du dispositif, le Paulownia, un arbre pionnier venu de Chine, presente des atouts exceptionnels. Ses feuilles couvertes de petits poils captent la rosee naturellement, gardant tiges et feuillage constamment humides. Son atout majeur est sa croissance hyper rapide, jusqu'a 3 pour cent par jour, ce qui en fait une amorce ideale pour faire pousser d'autres especes.
Sur le terrain, des initiatives concretes sont deja en cours. Aurelia et Guylaine, sur un ancien champ draine, ont enrichi le sol avec des aiguilles de pin et d'autres matieres organiques. Resultat, les vers de terre sont de retour, creant des galeries qui permettent a l'eau de s'infiltrer beaucoup plus facilement. Plus le sol est vivant, plus l'eau s'infiltre, expliquent-elles.
Le corridor vegetal vise egalement a faire rempart contre l'aridification du climat depuis le pourtour mediterraneen. Les arbres rechargent les nappes phreatiques en infiltrant les eaux de precipitation dans le sous-sol, tout en repompant l'eau pour l'evapotranspirer dans l'atmosphere. Ce cercle vertueux pourrait transformer durablement le paysage hydrique du sud-ouest de la France.