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L'opposition congolaise dispersée à Kinshasa, Martin Fayulu et d'autres opposants blessés

L'opposition congolaise dispersée à Kinshasa, Martin Fayulu et d'autres opposants blessés

À Kinshasa, une manifestation de l'opposition congolaise contre le projet de révision de la Constitution a été violemment dispersée par les forces de l'ordre. Plusieurs figures de l'opposition, dont Martin Fayulu et Delis Essanga, ont été blessées lors des affrontements. La plateforme d'opposition C64 avait appelé à un sit-in devant le palais du peuple pour dénoncer un texte qui pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi. Selon les militants, le siège du parti de Martin Fayulu a aussi été saccagé. Les autorités n'avaient pas réagi et aucun bilan officiel n'avait été communiqué.

À Kinshasa, une manifestation de l'opposition congolaise contre le projet de révision de la Constitution a été violemment dispersée par les forces de l'ordre. Plusieurs figures de l'opposition, dont Martin Fayulu, ont été blessées lors des affrontements. La tension monte autour de ce projet, que l'opposition accuse de vouloir ouvrir la voie à un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi.

À l'origine de la mobilisation, la plateforme d'opposition C64, qui regroupe les principaux opposants, avait appelé à un sit-in devant le palais du peuple pour dénoncer le projet de changement de la Constitution porté par la majorité au pouvoir. L'opposition reproche au pouvoir de chercher à se maintenir au-delà du second mandat de Félix Tshisekedi, qui expire en 2028.

Les autorités avaient interdit le sit-in devant le palais du peuple, tout en l'autorisant sur un terrain situé un peu plus loin. Un important dispositif policier avait été déployé dans la zone, quadrillant les environs avant même le début de la mobilisation prévue par les opposants.

Malgré cette interdiction, les militants se sont dirigés vers le palais du peuple. Les forces de l'ordre ont alors dispersé la foule. C'est au cours de ces heurts que plusieurs manifestants ont été blessés, certains leaders apparaissant ensuite avec des chemises tachées de sang, soutenus à bout de bras par des militants.

Parmi les blessés figurent Martin Fayulu et Delis Essanga, ainsi que plusieurs militants. Dans l'immédiat, les autorités n'avaient pas encore réagi et aucun bilan officiel n'avait été communiqué, ce qui laissait planer l'incertitude sur le nombre exact de personnes touchées par ces violences.

Selon les militants, le siège du parti de Martin Fayulu a par ailleurs été saccagé. Ils accusent des policiers et des membres se réclamant des forces du progrès, des militants proches du pouvoir, d'avoir mené cette dégradation, ajoutant une nouvelle dimension à une journée déjà marquée par les heurts.

Cet épisode illustre la montée des tensions politiques en République démocratique du Congo autour de la révision constitutionnelle. Alors que l'opposition dénonce une manœuvre destinée à prolonger le maintien au pouvoir du chef de l'État, la répression de cette mobilisation à Kinshasa marque une nouvelle étape dans le bras de fer entre le pouvoir et ses opposants.

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