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À l'occasion du sommet Choose France, un économiste de l'IRIS dresse un bilan contrasté de l'attractivité française. Si la France conserve sa place de premier pays européen en nombre d'investissements directs étrangers grâce à ses compétences, son nucléaire et ses infrastructures, la réindustrialisation promise par Emmanuel Macron ne produit pas les résultats escomptés.
Le sommet Choose France, rendez-vous emblématique de la politique pro-business d'Emmanuel Macron destiné à attirer les investissements étrangers, offre cette année un bilan en demi-teinte. Si la France maintient sa position de pays le plus attractif d'Europe en termes de nombre d'investissements directs étrangers, la promesse de réindustrialisation qui accompagne cette stratégie reste largement inaboutie.
Rémi Bourgeau, ingénieur, économiste et chercheur à l'IRIS, a détaillé sur France 24 les raisons pour lesquelles la France conserve malgré tout son avantage concurrentiel. Le pays bénéficie de compétences reconnues de ses travailleurs, d'un niveau technologique et scientifique élevé, d'infrastructures de qualité, d'une énergie électrique abondante grâce notamment au nucléaire, et de coûts jugés plus raisonnables que certains de ses voisins.
Ces atouts permettent à la France de devancer le Royaume-Uni et l'Allemagne dans le classement européen de l'attractivité pour les investisseurs internationaux. Cependant, l'expert souligne que la tendance est très clairement négative, pointant le chamboulement du modèle économique et industriel que connaît la France dans un contexte mondial marqué par les crises géopolitiques et énergétiques.
Sur le volet spécifique de la réindustrialisation, le constat est sans appel. Selon l'économiste, il n'y a pas véritablement eu de politique de réindustrialisation au-delà d'un certain activisme politique sur le sujet. Les résultats concrets ne sont pas au rendez-vous et c'est même plutôt exactement l'inverse qui se produit, avec un tissu industriel qui continue de s'effriter.
Ce diagnostic pose la question de la pérennité du modèle Choose France tel qu'il existe aujourd'hui. Si les investissements étrangers continuent d'affluer en nombre, leur capacité à créer des emplois industriels durables et à relocaliser des chaînes de production sur le territoire français reste le maillon faible d'une stratégie économique dont les promesses peinent à se concrétiser sur le terrain.