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La Bolivie traverse sa pire crise economique depuis 40 ans. Apres des semaines de manifestations massives, le Parlement a autorise le president Rodrigo Paz a decreter l'etat d'urgence et a mobiliser l'armee. Les manifestants exigent desormais la demission du president.
La Bolivie traverse sa pire crise economique et politique depuis quarante ans. Comme le rapporte France 24, des milliers de Boliviens manifestent dans les rues de La Paz depuis plusieurs semaines, exigeant desormais la demission du president Rodrigo Paz face a une situation economique jugee insoutenable par la population.
Le Parlement bolivien a franchi un cap decisif mardi soir en autorisant le president a decreter l'etat d'urgence dans le pays. Cette mesure permet la mobilisation de l'armee face aux manifestants ainsi que la restriction des libertes de reunion et de circulation. Le president Paz a lance un avertissement aux contestataires, declarant qu'il dispose d'instruments constitutionnels et que le temps est compte.
Les manifestations, initialement motivees par des revendications economiques pour exiger des aides face a la crise, se sont radicalisees au fil des semaines. Les protestataires sont desormais determines a faire tomber le president, scandant dans les rues qu'ils n'ont pas peur de mourir et qu'ils sont prets a donner leur vie pour defendre leurs convictions.
La crise a deja coute 600 millions de dollars au pays selon les estimations du gouvernement. Les barrages routiers mis en place par les manifestants provoquent des penuries dans plusieurs regions, suscitant egalement des contre-manifestations de la part de certains Boliviens excedes par les perturbations du quotidien. La situation humanitaire se deteriore dans plusieurs villes du pays.
La communaute internationale observe avec inquietude l'evolution de la situation en Bolivie. La possibilite d'un recours a l'armee contre les manifestants rappelle les heures sombres de l'histoire politique latino-americaine. Les organisations de defense des droits humains appellent a la retenue et au dialogue, craignant que l'instauration de l'etat d'urgence ne conduise a une repression violente du mouvement de protestation.