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Le président iranien a ordonné le rétablissement de l'accès à Internet international, suspendu depuis le début de la guerre. Un haut responsable iranien a indiqué que cette mesure pourrait marquer un retour à la normale dans la perspective d'un accord avec Washington. Un haut délégation iranienne composée du président du Parlement Qalibaf et du ministre des Affaires étrangères Araghchi est actuellement à Doha.
Le président iranien a ordonné le rétablissement de l'accès à Internet international, suspendu depuis le début de la guerre avec les États-Unis et Israël. Cette décision est interprétée par de nombreux observateurs comme un possible signe de l'imminence d'un accord de paix entre Téhéran et Washington. À Téhéran, on évoque désormais ouvertement la conclusion prochaine d'un accord.
Le retour de l'Internet international pourrait constituer un premier pas vers la normalisation de la situation pour les millions d'Iraniens qui utilisent ces services au quotidien pour leur travail. Pendant la guerre, l'accès était devenu extrêmement coûteux, passant de 1 euro avant le conflit à 10 euros par jour via des solutions de contournement. La normalisation devrait être plus large, même si la question du rétablissement de certaines applications comme WhatsApp ou Telegram reste en suspens.
Parallèlement, une haute délégation iranienne composée du président du Parlement Mohamed Bagher Qalibaf, qui dirige l'équipe de négociation, et du ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, se trouve actuellement à Doha. Ce niveau de représentation politique indique que l'accord nécessite désormais une validation au plus haut niveau de l'État iranien, au-delà des discussions purement techniques.
Selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, également porte-parole de l'équipe de négociation, plusieurs dossiers bloquent toujours les pourparlers. Il cite l'arrêt des hostilités et des frappes israéliennes au Liban contre le Hezbollah, le déblocage des avoirs iraniens gelés, et la reconnaissance du contrôle de l'Iran sur le détroit d'Ormuz.
Le choix de Doha comme lieu de ces consultations n'est pas anodin. Le Qatar avait déjà facilité en 2023 un échange de prisonniers entre l'Iran et les États-Unis, accompagné du déblocage de 6 milliards de dollars transférés depuis la Corée du Sud. La présence du gouverneur de la Banque centrale iranienne dans la délégation suggère que les discussions portent activement sur la question des avoirs gelés et des arrangements financiers finaux.