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L'ancien Premier ministre senegalais Ousmane Sonko a ete elu president de l'Assemblee nationale avec 132 voix de deputes sur 165. Dans son premier discours, il a felicite son successeur tout en soulignant leurs divergences sur la dette et la politique monetaire. Le Senegal traverse une crise politique majeure entre les deux hommes forts du PASTEF.
L'ancien Premier ministre senegalais Ousmane Sonko a fait un retour en force sur la scene politique en etant elu president de l'Assemblee nationale avec 132 voix de deputes sur 165. Cette victoire ecrasante etait acquise d'avance dans une instance largement dominee par le PASTEF, le parti qu'il partage avec le president Bassirou Diomaye Faye, celui-la meme qui l'avait limoge de son poste de Premier ministre quelques jours plus tot.
Dans son premier discours en tant que president de l'Assemblee nationale, Sonko a tenu a feliciter son successeur au poste de Premier ministre, tout en soulignant publiquement leurs divergences. Il a declare devoir a la verite que des differences existent entre eux, notamment sur la question monetaire, la gestion de la dette publique et d'autres sujets similaires. Ces questions sont precisement au coeur des tensions qui ont conduit a son limogeage.
Le president Bassirou Diomaye Faye souhaite negocier avec le Fonds monetaire international un nouveau programme d'aide pour le Senegal, confronte a une dette publique de 11 milliards d'euros representant 132% du PIB. Ousmane Sonko, de son cote, defend une ligne plus souverainiste et rejette la tutelle des institutions financieres internationales. Cette opposition fondamentale entre les deux dirigeants du PASTEF menace la stabilite politique du pays.
Sonko a promis d'utiliser tous les leviers de contre-pouvoir a la disposition du Parlement, laissant entrevoir une cohabitation difficile avec le pouvoir executif. Les analystes soulignent que les premieres dissensions entre les deux hommes sont apparues des mai 2024, au lendemain de la prestation de serment de Diomaye Faye, sur la maniere de se presenter aux elections legislatives.
La crise politique senegalaise suscite l'inquietude parmi les 54% de Senegalais qui avaient vote pour le changement en 2024 et qui se sentent meurtris par le conflit entre leurs deux dirigeants. Beaucoup avaient place enormement d'espoir dans cette alternance et vivent mal les evenements de ces derniers jours. La question centrale reste de savoir si le PASTEF pourra survivre a cette fracture entre ses deux figures les plus emblematiques ou si le Senegal se dirige vers une nouvelle crise institutionnelle.