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Nicolas Sarkozy a pris la parole pour la derniere fois devant la cour d'appel de Paris dans l'affaire du supposement financement libyen de sa campagne presidentielle. Les avocats generaux ont requis 7 ans de prison ferme tandis que la defense a plaide la relaxe.
Nicolas Sarkozy a pris la parole pour la toute derniere fois devant la cour d'appel de Paris dans le cadre de son proces en appel pour le suppose financement libyen de sa campagne presidentielle de 2007. La voix blanche et le visage crispe, l'ancien president a clame une nouvelle fois son innocence en declarant je n'ai pas trahi les Francais et je n'ai pas recu un centime d'argent libyen, selon le compte rendu de France 24.
Il y a dix jours, dans un requisitoire qualifie de cinglant, les avocats generaux ont reclame sept ans de prison ferme a l'encontre de l'ancien president. Pour l'accusation, Nicolas Sarkozy est le seul instigateur d'un pacte de corruption avec le regime libyen de Mouammar Kadhafi qui aurait finance illegalement sa campagne electorale.
Les avocats de la defense ont au contraire pointe ce qu'ils appellent le vide abyssal du dossier et l'absence de preuves tout au long de ce marathon judiciaire de 13 ans. Ils ont plaide la relaxe pour leur client. Sarkozy a confie a la cour sa crainte de retourner en prison, declarant qu'il se demandera chaque jour en se reveillant et chaque soir en se couchant s'il va y retourner.
Un point de bascule majeur dans ce proces en appel a ete le temoignage de Claude Gueant, ancien fidele collaborateur de Sarkozy. Absent des audiences pour raison de sante, Gueant a revele par la voix de son avocat que ses rencontres avec les proches du dictateur libyen se faisaient sur ordre de Nicolas Sarkozy. L'ancien president a tente de se distancier en affirmant que Gueant aurait ete piege par les Libyens a son insu.
Cette affaire, qui dure depuis plus de treize ans, reste l'un des dossiers judiciaires les plus retentissants de la Ve Republique. Le verdict de la cour d'appel est attendu dans les prochaines semaines et pourrait marquer un tournant decisif dans le parcours judiciaire de l'ancien president, qui fait face a plusieurs autres procedures en justice.