LIVE PROTOCOL
EET--:--:-- edition--.--.--

Affaire Lyhanna: Lecornu annonce des mesures, Darmanin sous le feu

Affaire Lyhanna: Lecornu annonce des mesures, Darmanin sous le feu

Après l'émotion suscitée par la mort de Lyhanna, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté de premières mesures à l'issue d'une réunion avec plusieurs ministres: renforcer les peines pour les violeurs en série sur mineurs et raccourcir à trois mois maximum les délais d'enquête pour les crimes commis sur des enfants. Les députés ont observé une minute de silence à l'Assemblée nationale. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin s'est retrouvé sous le feu des critiques, une députée de La France Insoumise l'invitant à démissionner en citant 73% de plaintes classées sans suite et 70% sans acte d'investigation. Le Parti socialiste réclame l'inscription rapide d'une proposition de loi.

La mort de Lyhanna continue de susciter une vive émotion en France, et le gouvernement a présenté ses premières mesures pour tenter de répondre à la colère qu'elle a provoquée. À l'issue d'une réunion avec plusieurs ministres, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dévoilé une série de propositions. Elles visent à corriger les failles mises en lumière par ce drame.

Deux mesures ressortent particulièrement des annonces. Le chef du gouvernement a proposé de renforcer les peines pour les violeurs en série sur mineurs. Il a également suggéré de raccourcir les délais d'enquête concernant les crimes commis sur des enfants, en les ramenant à trois mois maximum.

Le drame a aussi marqué l'Assemblée nationale. Les députés y ont observé une minute de silence en hommage à Lyhanna. Les visages graves traduisaient l'onde de choc provoquée à travers tout le pays par la mort de la fillette.

Mais l'unité de façade n'a pas duré. Très rapidement après cette minute de silence, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est retrouvé sous le feu des critiques. Du côté de La France Insoumise, une députée l'a ouvertement invité à démissionner.

Pour étayer ses critiques, l'élue a avancé plusieurs chiffres. Selon elle, 73% des plaintes sont classées sans suite, et 70% n'ont même pas fait l'objet d'actes d'investigation. À ses yeux, il ne s'agit donc pas d'un simple dysfonctionnement, contrairement à ce qu'a mis en avant le ministre de la Justice.

D'autres formations ont exprimé leur impatience. Du côté du Parti socialiste, on a regretté que la proposition de loi intégrale ne soit pas encore inscrite à l'ordre du jour, alors qu'elle pourrait intervenir rapidement après le choc de cette affaire. La pression politique reste donc forte sur l'exécutif.

Face aux critiques, Gérald Darmanin a défendu sa position en expliquant que ce n'était pas une question de moyens, et qu'avec davantage de moyens le drame n'aurait pas pu être évité. De son côté, Sébastien Lecornu a rendu hommage à ceux qui travaillent au sein de la justice et de la police, tout en plaidant pour des enquêtes plus rapides, une réflexion sur les délais de prescription et davantage de transparence afin que les familles soient tenues informées de l'évolution des dossiers.

Loading article...