Portée par Renault, des ventes record et de lourds investissements, la voiture électrique confirme son essor en France et en Europe en 2026, face à une concurrence chinoise de plus en plus forte.
La voiture électrique poursuit sa percée en France et dans le reste de l'Europe. Portée par des réglementations plus strictes, des aides publiques et un prix des carburants élevé, la transition vers l'électrique s'accélère en 2026, au point de redessiner peu à peu le paysage automobile de tout le continent.
Un marché européen en forte hausse
Les chiffres témoignent de cet élan. Selon l'Observatoire européen des carburants alternatifs, les véhicules cent pour cent électriques ont représenté environ 20 pour cent des immatriculations de voitures neuves en janvier 2026, contre 17 pour cent un an plus tôt. Près de 195 000 unités électriques ont été immatriculées ce seul mois.
La dynamique ne se limite pas aux modèles entièrement électriques. D'après la même source, les hybrides rechargeables ont bondi de 33 pour cent sur un an, leur meilleure performance de janvier depuis 2021, tandis que l'ensemble du marché des véhicules rechargeables progressait de 22 pour cent sur la même période.
Au total, 69 pour cent des voitures neuves vendues en Europe étaient électrifiées, en comptant les modèles électriques, les hybrides rechargeables et les hybrides classiques, contre 59 pour cent un an auparavant. Dans le même temps, le marché automobile global reculait d'environ 4 pour cent sur un an.
La France parmi les moteurs de la transition
La France figure parmi les pays les plus dynamiques. Selon les données du secteur, 42 663 véhicules rechargeables y ont été immatriculés en février 2026, soit une hausse de 23,1 pour cent sur un an. Le pays a confirmé son rôle de moteur de la transition à l'échelle européenne, mois après mois.
Le mois de juin a marqué un sommet. D'après les chiffres publiés, la France, le Danemark, l'Espagne et le Portugal ont tous enregistré le meilleur mois de ventes de véhicules électriques de leur histoire, un signe de l'ampleur du mouvement en cours à travers plusieurs marchés européens.
Renault, champion national de l'électrique

Sur son marché intérieur, Renault s'impose comme la référence. Selon les données citées, le constructeur détient environ 20 pour cent du marché français de l'électrique, et quatre des cinq voitures électriques les plus vendues dans le pays portent son losange, un signe de sa domination sur ce segment.
La bascule vers l'électrique est désormais profonde chez le groupe. Toujours d'après ces données, deux véhicules Renault sur trois vendus en Europe sont électrifiés, soit 66,3 pour cent, en hausse de 7,2 points sur un an, un niveau qui illustre la rapidité de la transformation engagée par la marque.
Le constructeur a par ailleurs franchi une étape symbolique. En juillet 2026, Renault a annoncé avoir produit un million de véhicules électriques fabriqués en France depuis 2010, confirmant l'ancrage industriel de cette activité sur le territoire national et son importance pour l'emploi local.
Stellantis mise sur l'usine de Mulhouse
Les investissements suivent la même direction. Le groupe Stellantis a annoncé un investissement d'un milliard d'euros dans son usine de Mulhouse, dans l'est de la France, afin de développer et de produire trois nouveaux modèles électriques ou hybrides de la marque Peugeot dans les années à venir.
Selon l'annonce, la production de ces modèles doit débuter en 2029. Cet engagement traduit la volonté des constructeurs européens de conserver une base industrielle sur le continent, à un moment où la concurrence internationale s'intensifie et où les enjeux industriels deviennent plus pressants.
La montée en puissance des marques chinoises
Car la percée de l'électrique s'accompagne d'un défi de taille. Les constructeurs chinois montent en puissance à grande vitesse, et leurs ventes de véhicules électriques en Europe de l'Ouest sont attendues autour de 1,3 million d'unités cette année, soit une part de marché estimée à 10,3 pour cent.
Cette poussée se lit déjà dans les classements. Selon l'Observatoire européen, la marque chinoise BYD est entrée dans le trio de tête des constructeurs de véhicules électriques en Europe dès janvier 2026, aux côtés de groupes bien établis comme Volkswagen et BMW, un bouleversement notable du secteur.
Un tournant qui se confirme
Entre records de ventes, investissements industriels et concurrence accrue, l'année 2026 confirme que la voiture électrique n'est plus une niche mais un pilier du marché automobile européen. Pour la France, portée par ses constructeurs et une demande en hausse, le défi consistera désormais à tenir ce rythme tout en préservant son industrie.
Bon contexte autour de Renault.
Article très utile sur Renault.
Bien dit.
Tout a fait.