Lancée en septembre 2025, la Stratégie nationale sport-santé 2025-2030 prévoit douze mesures pour développer l'activité physique, dont un mois annuel dédié dès 2026 et 550 Maisons Sport-Santé, avec la santé mentale comme fil conducteur.
La France entend faire de l'activité physique un pilier de sa politique de santé publique. Avec une nouvelle feuille de route consacrée au sport et à la santé, les pouvoirs publics cherchent à encourager la pratique du plus grand nombre, à réduire la sédentarité et à mieux prendre en compte le bien-être mental. Cette ambition s'appuie sur des mesures concrètes destinées à toucher tous les publics, quel que soit leur âge ou leur état de santé.
Une stratégie sur cinq ans
Selon le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, la Stratégie nationale sport-santé 2025-2030 a été lancée le 5 septembre 2025. Toujours d'après le ministère, cette stratégie repose sur douze mesures concrètes organisées autour de trois grands axes, avec pour objectif de lever les freins à la pratique sportive et d'accompagner chaque citoyen vers une activité physique régulière et adaptée à sa situation.
Un mois dédié à l'activité physique
Parmi les mesures phares figure la création d'un rendez-vous annuel. Selon le ministère des Sports, un mois dédié à l'activité physique sera organisé chaque année à partir de 2026, proposant des activités gratuites partout en France. Cette initiative vise à créer un temps fort national capable de mobiliser le grand public et de faire découvrir la pratique sportive à celles et ceux qui en sont aujourd'hui les plus éloignés.
La stratégie prévoit aussi de faciliter l'accès aux équipements. D'après le ministère des Sports, il est notamment prévu d'ouvrir les infrastructures scolaires aux clubs et aux associations, afin de mieux utiliser des installations existantes. Une offre sport-santé structurée doit par ailleurs être référencée sur des plateformes fiables, pour aider chacun à trouver l'activité la plus adaptée à ses besoins et à sa condition.
Trente minutes par jour à l'école
L'école occupe une place importante dans le dispositif. Selon le ministère des Sports, la stratégie prévoit la généralisation de trente minutes d'activité physique quotidienne à l'école primaire, mais aussi dans les établissements médico-sociaux. L'idée est d'ancrer très tôt des habitudes de mouvement et de faire de l'activité physique un réflexe du quotidien, y compris pour les publics accompagnés dans ces structures.
La santé mentale au coeur du dispositif
La dimension psychologique est cette fois pleinement intégrée. Selon le ministère des Sports, la santé mentale constitue un fil conducteur de l'ensemble des actions de la stratégie, en lien avec la Grande cause nationale de 2025 qui lui était consacrée. Le ministère rappelle que la pratique régulière d'une activité physique contribue également au bien-être psychologique, à la gestion du stress, à la qualité du sommeil, à la concentration et à l'estime de soi.
Des Maisons Sport-Santé
Pour accompagner concrètement la population, un maillage territorial est prévu. Selon le ministère des Sports, cinq cent cinquante Maisons Sport-Santé doivent être déployées sur l'ensemble du territoire, afin de servir de véritables points de référence et de centres d'information pour le grand public. Le ministère insiste par ailleurs sur le renforcement de l'activité physique adaptée destinée aux personnes atteintes de maladies chroniques.
La stratégie affiche également une volonté de justice sociale. D'après le ministère des Sports, l'approche se veut interministérielle et cible en priorité les territoires les plus fragiles et les publics les plus éloignés de la pratique sportive. L'objectif affiché est de réduire les inégalités sociales et territoriales en matière d'accès au sport, un enjeu récurrent des politiques de santé publique en France.
Ce que disent les Français

Du côté de la population, plusieurs enquêtes éclairent le rapport des Français à l'activité physique. Selon une étude Allianz France réalisée avec l'IFOP, 84 pour cent des Français considèrent l'activité physique comme importante, tandis que 64 pour cent déclarent y consacrer au moins trente minutes par jour et que 61 pour cent pratiquent une activité sportive de manière régulière. Ces chiffres témoignent d'un intérêt réel pour le mouvement.
Les bénéfices ressentis sont largement partagés. Selon la même étude Allianz France et IFOP, 93 pour cent des personnes interrogées évoquent des bénéfices liés à leur bien-être physique, et 69 pour cent citent des bénéfices liés à leur bien-être mental ou à la réduction du stress. Parmi les freins évoqués figurent notamment le manque de temps, les contraintes financières et les difficultés de mobilité.
Des marges de progression
Les données rappellent toutefois que des efforts restent nécessaires. Selon l'étude Allianz France et IFOP, environ 24 pour cent des Français n'ont qu'une activité minimale, inférieure à trente minutes par jour, tandis que du côté des plus jeunes, l'Organisation mondiale de la santé estime que 73 pour cent des adolescents âgés de 11 à 17 ans n'atteignent pas les recommandations en matière d'activité physique, ce qui souligne l'ampleur du défi à relever.
Un cap pour les prochaines années
Dans l'ensemble, les informations disponibles dessinent une politique qui cherche à faire de l'activité physique un outil de santé accessible à tous, en reliant le corps et l'esprit. Entre les douze mesures de la stratégie et les attentes exprimées par la population, la France se fixe un cap ambitieux pour la période 2025-2030, dont la réussite dépendra de la capacité à transformer ces intentions en pratiques concrètes et durables au quotidien.
Je suis santé et cela aide.
Beau regard en profondeur sur santé.
J ai beaucoup appris sur santé ici.
Je partage.
Bon point.